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Une traversée de l’Égypte révolutionnaire

À propos de : Bernard Rougier, Stéphane Lacroix (dir.), L’Égypte en révolutions, Paris, PUF


Quatre ans après le début de la Révolution, la société égyptienne est gagnée par le sentiment d’un retour à l’ancien régime. Un ouvrage collectif étudie les acteurs et les mécanismes complexes qui sous-tendent le processus révolutionnaire en Égypte.

Recensé : Bernard Rougier, Stéphane Lacroix (dir.), L’Égypte en révolutions, Paris, PUF, 2015, 328 p., 27€.

Plus de quatre ans après le début de sa « Révolution », l’Égypte semble passer par une bien difficile période. Malgré les nombreux scrutins et réformes constitutionnelles, le pays est aujourd’hui dirigé par un Président aux pleins pouvoirs. Les (nouvelles) élections législatives, initialement prévues au printemps 2015, ont été repoussées jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, la répression implacable de toutes les composantes de l’opposition au nouveau pouvoir (Frères musulmans, libéraux, mouvements de gauche, organisations de défense des droits humains), voire même de la « société civile » non « politique » [1], est venue renforcer l’image d’une révolution avortée et d’un retour vers l’Ancien régime.

Néanmoins, cette période qui va de janvier 2011 à aujourd’hui a été assez peu étudiée, contrairement à toute une série de travaux stimulants sur la décennie antérieure. C’est à ce titre, parmi bien d’autres, que l’ouvrage dirigé par Bernard Rougier et Stéphane Lacroix apparaît comme indispensable à toute personne s’intéressant à l’Égypte (post)révolutionnaire. Dès l’introduction, les éditeurs de l’ouvrage s’attèlent à restituer les différentes dynamiques (protestataires, électorales, constitutionnelles, syndicales) qui ont débouché sur le renversement du gouvernement des Frères musulmans (FM) en juillet 2013. Cette mise en lien d’une concaténation d’événements ayant secoué l’Égypte pendant trois années contribue grandement à une meilleure intelligibilité du moment actuel. L’ouvrage propose, par la suite, une série de textes rédigés par des spécialistes égyptiens et étrangers. Se situant dans la continuité d’un autre ouvrage produit autour du CEDEJ [2], le collectif recensé se veut un premier état des lieux exhaustif de la situation politique en Égypte depuis 2011.

L’Égypte et ses (contre-)révolutions

Le livre est divisé en quatre axes. Le premier axe traite des « Frères musulmans à l’épreuve du pouvoir ». Patrick Haenni explore les multiples causes de l’échec des FM au pouvoir entre juin 2012 et 2013 et tente d’expliquer l’ampleur de la désaffection populaire vis-à-vis des islamistes. À partir d’une étude minutieuse de l’année passée au pouvoir par les FM ainsi que d’entretiens avec des personnalités clés de la confrérie, il montre comment ces derniers se sont engagés dans plusieurs luttes (avec la bureaucratie d’Etat, avec les ouvriers, avec les juges, avec la jeunesse révolutionnaire, etc.) qui ont, peu à peu, délité leur pouvoir.
Puis Marie Vannetzel traite du « passage à la légalité » de la confrérie et des multiples contradictions internes que ce passage pose. Enfin, Amr Adly analyse les orientations économiques des FM, « entre populisme social et conservatisme pragmatique », et revient sur les permanences de la politique économique des FM avec le régime Moubarak, leur orientation néolibérale et leur franche hostilité envers les mobilisations ouvrières.

Le deuxième axe, intitulé « État, institutions et processus politiques », traite principalement des différents scrutins qui ont rythmé cette période de transition ainsi que de la place du droit et de la justice dans ce processus. Clément Steuer revient sur le rôle de ces différents scrutins « fondateurs » sur la recomposition du système partisan et montre comment la mise en place d’élections présidentielles a pu avoir un impact sur le rapport des citoyens aux élections. Qui plus est, de nouvelles lignes de fracture (autour de la nature de l’État) [3] sont venues s’ajouter aux anciens enjeux électoraux. Nathan Brown explore ensuite le rôle de l’institution judiciaire dans le processus révolutionnaire. Il note l’étonnante et rapide judiciarisation de la lutte politique post-insurrectionnelle et s’interroge sur l’indépendance du pouvoir judiciaire qui pourrait résulter en une « balkanisation de l’État égyptien » (145). Un commentaire du dernier texte constitutionnel en date (2013) est ensuite proposé par Zaid al-Ali. L’axe se clôt sur un texte novateur proposant une sociologie électorale de la séquence 2011-2013 grâce aux données quantitatives inédites qui ont pu être récoltées depuis 2011. Le texte, signé Bernard Rougier et Hala Bayoumi, permet de discuter toutes une série d’idées reçues sur les préférences politiques des Égyptiens (ex. les corrélations entre vote islamiste et certains indicateurs – pauvreté, éducation, urbanisation, etc.).

Le troisième axe porte sur les acteurs sociaux et les protestations, acteurs a priori centraux des processus révolutionnaires. On y trouve une investigation de ce qui pourrait paraitre comme un oxymore, « le salafisme révolutionnaire », par Stéphane Lacroix et Ahmed Zaghloul Chalata. Les auteurs y retracent l’émergence d’une forme nouvelle de militantisme islamiste ayant bénéficiée de savoir-faire militants et de structures de mobilisation antérieurs au soulèvement et qui connaitra un essor remarquable entre 2011 et 2014. Suit une étude bienvenue sur la situation dans la péninsule du Sinaï proposée par Ismail Alexandrani. Le chercheur y décrypte la « production du terrorisme » dans la péninsule et montre bien que les pratiques coercitives et les politiques de marginalisation du régime cairote est au fondement de l’émergence d’une violence politique réactive. Nadine Abdalla, retrace ensuite les défis auxquels fait face le mouvement syndical pendant cette période dite de « transition ». L’institutionnalisation du mouvement ouvrier fait ainsi face à deux défis principaux : « l’absence de consensus autour du cadre légal devant encadrer les nouveaux syndicats d’une part, et la faible efficacité de ces derniers, due au manque de reconnaissance étatique, de légitimité, d’expérience et de ressources financières d’autre part » (237). La « question copte » est abordée, ensuite, par Gaétan du Roy qui analyse la place de la plus importante minorité religieuse en Égypte dans la Révolution. Il montre comment le processus révolutionnaire a pu se heurter aux dynamiques internes du champ copte (structures d’autorité dans l’Église, mais aussi les rapports entre les autorités religieuses et politiques, parfois remises en cause par les fidèles) et produire des nouveaux équilibres. Enfin, Roman Stadnicki explore l’entrée de la « question urbaine » sur les agendas militants égyptiens et se pose la question de l’existence d’ « une révolution urbaine en Égypte ? ». Il retrace la (re)politisation de la ville après une phase de négligence et l’extrême vitalité de l’activisme urbain depuis quelques années. Ainsi, pour l’auteur, l’enjeu principal auquel vont faire face les pouvoirs publics dans les années à venir est comment adopter « une vision capable de prendre en compte les attentes de la population » (289) pour se défaire, enfin, de la vision paternaliste du pouvoir d’État héritée depuis Mohamed Aly [4].

L’ouvrage se clôt par un dernier axe beaucoup plus court mais non moins passionnant proposant cinq courtes biographies de personnalités politiques de premier plan dans l’Égypte d’aujourd’hui. On lira avec grand intérêt le portrait passionnant de l’actuel président, Abd al Fattah al-Sissi, dressé par Tewfik Aclimandos. Le même auteur propose également une biographie du leader « nationaliste arabe » Hamdin Sabahi. Marie Vannetzel revient ensuite sur la trajectoire du Président islamiste renversé en juin 2013, Mohammed Morsi. Stéphane Lacroix clôt enfin l’ouvrage avec les biographies de deux personnalités islamistes de premier plan : l’homme fort des FM, Khayrat Al-Chater et le leader du mouvement de la « Prédication salafiste », Yasser Bourhami. Ce dernier axe est tout particulièrement intéressant et montre bien l’utilité de l’approche biographique pour restituer les dynamiques du champ politique ; nous regrettons presque son statut d’annexe en fin d’ouvrage.

De la complexité des processus révolutionnaires

L’ouvrage contient une somme impressionnante d’informations et de données sur le champ politique égyptien entre 2011 et aujourd’hui. Il est plus que bienvenu car le débat autour des événements de l’été 2013 ont été particulièrement chargés politiquement ; trouver des analyses des événements, du rôle joué par les FM ou par l’armée, sans tomber dans des discours normatifs (accusateurs ou apologétiques) de tel ou tel protagoniste, relevait presque de l’impossible. À ce niveau, l’ouvrage se démarque par son souci d’objectivité et de distance critique.

Dans le contexte actuel marqué par une sensation de retour à l’Ancien régime avec la prise en main du régime par les militaires, la répression des groupes révolutionnaires et l’acquittement des principales figures de la période Moubarak, la majorité des contributions à l’ouvrage permettent de complexifier ce constat. En effet, s’il est un enseignement transversal à l’ouvrage, c’est que les dynamiques touchant les différents protagonistes et institutions du champ politique égyptien ont connu des transformations notables durant les années précédentes. Bien souvent, les dynamiques qui gouvernaient tel ou tel secteur ou groupe ont eu tendance à se muer en contradictions internes après 2011. C’est ce que l’on peut voir, par exemple, dans la fine analyse sociologique que propose M. Vannetzel du passage à la légalité des FM. Elle démontre de manière convaincante comment le moment révolutionnaire a profondément ébranlé le système frériste, dans son identité, dans son ancrage social et dans l’économie de ses liens militants. L’organisation s’est ainsi retrouvée en porte à faux avec le nouveau contexte dans lequel elle baignait, ce qui permet de comprendre de nombreuses évolutions subséquentes de l’organisation, notamment sa gestion de l’État, la radicalisation de certaines de ses bases, sa paranoïa. Ces contradictions sont également visibles dans le discours (parfois populiste et « gauchisant ») et la pratique (clairement néolibérale) économiques des FM analysés par A. Adly. Il en va de même pour le mouvement ouvrier qui, en s’institutionnalisant, entre en contradiction avec sa matrice fondatrice, c’est à dire son existence en dehors et contre les forces instituées de représentation des travailleurs. C. Steuer et G. du Roy observent des tendances similaires en ce qui concerne les transformations du système partisan ou la place des Chrétiens dans la Révolution. Tous ces éléments permettent de complexifier le grand récit actuel de retour à l’ère Moubarak. L’émergence d’un régime politique particulièrement liberticide ne signifie pas pour autant que ce régime n’est pas « nouveau », en ce qu’il est tributaire de nouveaux équilibres (locaux et régionaux), de nouvelles alliances, etc.

Par ailleurs, une partie de l’ouvrage peut être lue comme un réquisitoire assez sévère à l’égard des FM. Là encore c’est à une complexification bienvenue du récit sur l’exercice du pouvoir politique par la Confrérie que contribuent les auteur-e-s. En effet, la charge émotive et politique du renversement de Morsi en juillet 2013, les implications politiques de la caractérisation conceptuelle des événements (coup d’État, révolution, coup d’état populaire, etc.) ont rendu les analyses disponibles peu heuristiques. Les discours ont ainsi oscillé entre la dénonciation du pouvoir « fascisant » des Frères et la dénonciation symétriquement opposée du complot de l’Ancien régime et de l’État profond empêchant les islamistes de mettre en œuvre leur programme « démocratique ». Les contributions de cet ouvrage montrent bien comment les FM, par conviction ou par mauvais calcul politique, ont largement aidé à coaliser et radicaliser les forces contre eux. Que ce soit dans la contribution de P. Haenni, de M. Vannetzel, ou de A. Adly, l’action de la Confrérie apparaît clairement comme peu portée sur la mise en place d’une rupture révolutionnaire avec les pratiques du régime Moubarak, mais beaucoup plus comme une tentative d’héritage des structures de ce régime tout en les adaptant selon leurs intérêts propres. Encore une fois, en restituant les faits de l’année de pouvoir des FM dans un cadre analytique, certains discours de défense de la politique de la Confrérie semblent assez difficiles à tenir [5]. Cette complexification de l’actualité nous paraît particulièrement nécessaire aujourd’hui pour tirer les leçons (politiques et sociologiques) du cas égyptien.

Nous relèverons enfin l’intérêt – parfois marginal – pour ce que l’on pourrait nommer les conséquences biographiques de l’engagement. Dans différentes contributions, il est montré comment la participation à l’événement révolutionnaire produit (ou autorise) de nouvelles subjectivités, des nouveaux rapports de soi à soi, et de soi à la communauté. Que ce soit pour le cas des coptes égyptiens (G. du Roy), de l’activisme urbain (R. Stadnicki), du salafisme révolutionnaire (S. Lacroix et A. Zaghloul) ou de l’apprentissage du vote (B. Rougier et H. Bayoumi), l’attention aux conséquences individuelles produites par les grands bouleversements que sont les moments révolutionnaires contribue à un champ de recherche en pleine expansion autour de la question des « conséquences biographiques de l’engagement ». Cette approche permet également de voir en creux ces transformations réelles et indéniables du rapport au politique des Égyptiens, et, in fine, du champ politique égyptien plus généralement.

De l’islam politique aux processus révolutionnaires (et vice versa)

Il est évident que l’islam politique a eu une place centrale dans le champ politique égyptien depuis la chute de Moubarak en 2011. Cela légitime en partie la centralité dans l’ouvrage de l’islamisme (et la religion plus généralement) sous différents aspects (6 contributions sur 12). Cela est peut être également lié aux intérêts propres des directeurs de l’ouvrage qui sont des spécialistes reconnus de l’islam politique dans le Levant et dans le Golfe. En tout état de cause, l’extrême focalisation sur l’islamisme dans les études sur le Moyen Orient avait été largement critiquée durant la dernière décennie. Il serait donc dommageable de retomber dans la fascination que l’islam politique a pu exercer sur la production académique occidentale. On note néanmoins l’absence de thématiques pourtant importantes, qui plus est pour un ouvrage ayant une prétention exhaustive et pionnière dans l’analyse des dynamiques en cours dans le pays : ainsi, on en apprend très peu sur les institutions de l’État (outre la justice). Qu’en est-il des institutions sécuritaires (armée et police), de l’appareil bureaucratique ou encore de la politique étrangère, élément noté comme central en introduction mais non étudiée dans l’ouvrage (17) ?

L’autre grand absent de cet ouvrage est la fameuse « jeunesse révolutionnaire ». Souvent citée mais jamais traitée ou analysée, elle est éludée malgré une littérature désormais non négligeable (littérature très peu mobilisée d’ailleurs). Cette omission se conjugue à une absence plus générale des dynamiques protestataires dans l’Égypte contemporaine. Certes, le mouvement ouvrier est étudié. Mais, la marginalisation des groupes révolutionnaires, du militantisme estudiantin, des milieux de défense des droits humains, voire de l’art alternatif ne empêche de saisir toute l’étendue de la gamme des activités contestataires qui prennent forme aujourd’hui en Égypte, et ce malgré la répression de l’État. Ainsi, nous rejoignons les inquiétudes de Atef Saïd ou de Dina El-Khawaga qui soulignaient qu’après un engouement initial pour les dynamiques contestataires du fait du « moment 2011 », beaucoup de chercheurs se sont empressés de revenir vers les thématiques plus traditionnelles que sont l’islamisme, les processus électoraux et les « régimes politiques » [6].

On pourra regretter enfin l’absence relative d’approfondissement théorique et conceptuel des éléments présentés dans l’ouvrage. Ainsi, mis à part quelques contributions, celui-ci apparaît comme un récit particulièrement passionnant des événements des dernières années mais la discussion croisée avec les multiples travaux (en sociologie politique, en sociologie comparée des révolutions et des crises politiques, en sociologie de l’engagement et de l’action collective) est absente. En tant que « premier ouvrage » de cette nature sur le processus révolutionnaire égyptien, une discussion plus serrée des débats théoriques entourant les origines, dynamiques et conséquences de ce processus auraient été bienvenue, notamment venant d’experts aussi au fait du cas étudié.

C’est donc un ouvrage particulièrement riche que l’équipe CEDEJ nous offre, et qui se pose légitimement comme un ouvrage indispensable sur les processus révolutionnaires et contre-révolutionnaires que l’Egypte connaît depuis plus de quatre années maintenant.

Aller plus loin

Allal, Amin, and Thomas Pierret. 2013. Au Coeur Des Révoltes Arabes : Devenir Révolutionnaires. Armand Colin.
Bennani-Chraïbi, Mounia, and Olivier Fillieule. 2012. “Pour une sociologie des situations révolutionnaires.” Revue française de science politique 62 (5) : 767.
Camau, Michel, and Frédéric Vairel, eds. 2014. Soulèvements et Recompositions Politiques Dans Le Monde Arabe. Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal.
Khatib, Lina, and Ellen Lust, eds. 2014. Taking to the Streets : The Transformation of Arab Activism. Baltimore : JHU Press.

Pour citer cet article :

Youssef El Chazli, « Une traversée de l’Égypte révolutionnaire », La Vie des idées , 20 mai 2015. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Une-traversee-de-l-Egypte-revolutionnaire.html

Nota bene :

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par Youssef El Chazli , le 20 mai 2015

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Notes

[1Tel est le cas par exemple d’une association d’aide aux « enfants de la rue ».

[2Vincent Battesti, François Ireton (dir.), L’Égypte au présent, Paris, Actes Sud, 2011.

[3Plusieurs contributions à l’ouvrage reviennent sur cette polarisation autour de la nature de l’État. Les différentes positions autour de notions comme « État civil » (à opposer tantôt à « État religieux » ou à « État militaire ») ont largement structuré le débat public dès mars 2011.

[4C’est là une des thèses de l’historien égyptien Khaled Fahmy qui voit dans le processus révolutionnaire du 25 janvier une révolte, avant tout, contre une forme de gouvernement des populations basée sur une vision extrêmement paternaliste de l’État.

[5Il ne faut pas ici confondre la défense politique des Frères musulmans avec la défense des droits humains des islamistes face à la répression extrême à laquelle font face les militants depuis juillet 2013 qui a fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de prisonniers.

[6Voir Atef Saïd .



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