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Lucrèce et la modernité

par Aurélien Robert , le 26 juillet 2013

Domaine(s) : Histoire | Philosophie

Mots-clés : épicurisme | Renaissance | humanisme | modernité

Stephen Greenblatt propose un récit original du tournant de la Renaissance en montrant que la redécouverte du poème de Lucrèce en 1417 a fait basculer le monde dans la modernité. L’ouvrage se concentre sur l’homme qui découvrit ce manuscrit et permit sa circulation dans les milieux humanistes italiens. Mais le livre ne tient pas toutes ses promesses.

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Recensé : Stephen Greenblatt, Quattrocento, Paris, Flammarion, 2013 (traduction française de C. Arnaud ; titre original : The Swerve, W.W. Norton and Company, New York-London, 2011). 348 p., 21,90 €.

Comment le monde est-il devenu moderne ? Tel est le sous-titre de la version originale de Quattrocento, le dernier livre de Stephen Greenblatt qui a obtenu en 2012 le prestigieux prix Pulitzer ainsi que le National Book Award. L’éditeur français a préféré inscrire en couverture l’épigraphe suivante : « 1417. Un grand humaniste florentin découvre un manuscrit qui changera le cours de l’histoire… » Car c’est bien l’histoire qui nous est contée dans ce livre, celle de l’humaniste Poggio Bracciolini, dit le Pogge, et de sa découverte du manuscrit du De natura rerum de Lucrèce. La mise en circulation de ce texte au XVe siècle ayant permis au monde de trouver le chemin de la modernité selon Stephen Greenblatt. Le titre anglais, habilement choisi par l’auteur, fournit d’emblée un début d’explication à cet événement : The swerve, c’est-à-dire l’écart ou plutôt la déclinaison, notion centrale dans le poème de Lucrèce. Ce clinamen, selon le nom latin donné par Lucrèce à cette déviation, permet en effet d’expliquer la naissance des choses et plus généralement des mondes. Les atomes qui constituent l’univers se meuvent de manière rectiligne dans le vide et ne se rencontrent que par des déviations accidentelles qui engendrent ainsi de la nouveauté dans le monde. À en croire Stephen Greenblatt, il en irait de même du cours de l’histoire des idées, soudainement dévié de sa route linéaire par une cause contingente qui fit naître la modernité. Par une subtile mise en abîme, l’objet de la découverte du Pogge fournit simultanément son sens historique :

« La réapparition de ce poème fut elle-même une déviation, un écart imprévu dans la trajectoire directe que semblaient suivre ce poème et sa philosophie – qui aurait dû les mener vers l’oubli » (p. 16)
« The reappearance of his poem was such a swerve, an unforeseen deviation from the direct trajectory – in this case, toward oblivion – on which that poem and its philosophy seemed to be traveling. », p. 7.

Il ajoute que :

« Le présent ouvrage est donc le récit de la façon dont le monde a été dévié de sa course pour prendre une nouvelle direction. La cause de ce changement n’est pas une révolution, ni une armée implacable, ni la découverte d’un continent inconnu. (…) Un jour, un petit homme affable, vif et malin, frôlant la quarantaine, a vu un très vieux manuscrit sur l’étagère d’une bibliothèque, a compris la portée de sa découverte et ordonné que ce manuscrit soit copié. C’est tout, mais c’est suffisant » (p. 20-21) .
« This is a story of how the world swerved in a new direction. The agent of change was not a revolution, an implacable army at the gates, or landfall on unknown continent. (…) A short, genial, cannily alert man in his late thirties reached out one day, took a very old manuscript off a library shelf, saw with excitement what he had dicovered, and ordered that it be copied. That was all ; but it was enough. » (p. 11)

L’originalité de ce livre réside ainsi dans cette tension permanente entre un point de vue micro-historique, focalisé sur un individu, ses tribulations de « chasseur de manuscrits » et son rapport personnel aux textes anciens, et un regard qui tient pour ainsi dire de l’histoire globale. Ces deux aspects sont visibles dans l’organisation du livre où se succèdent chapitres sur la vie du Pogge et parties plus générales sur le contexte intellectuel de la Renaissance. Le style oscille aussi au gré des chapitres, entre biographie et roman historique. Aussi Stephen Greenblatt se permet-il parfois de décrire le physique du Pogge, ses mœurs et son périple en Allemagne lors du Concile de Constance avec force détails, sans toujours se fonder sur des sources explicites. À partir de lettres rédigées par le Pogge – on sait les précautions qu’il faut prendre avec ce genre de témoignages – l’auteur s’autorise même à imaginer ses réactions lors de son arrivée en Allemagne ou en Angleterre, voire ses émois devant certaines collections de manuscrits antiques (voir, parmi de nombreux passages du même genre, la p. 57 / p. 46). Tout ceci augmente la teneur romanesque de l’histoire et donne au livre un ton parfois haletant, qui conduit le lecteur à suivre patiemment la vie de l’humaniste italien et permettra à certains d’adhérer spontanément à la thèse qu’elle vient illustrer. Pourtant, outre une vision éminemment naïve de l’histoire héritée de l’historiographie romantique de Jacob Burckhardt, lequel concevait la Renaissance comme une émanation ex nihilo du génie italien, cet essai laisse inexpliquées de nombreuses zones d’ombre et fait l’impasse sur des données historiques pourtant bien connues, autant d’éléments qui nous invitent à mettre en doute la pertinence de la méthode et de la thèse défendues par l’auteur.

Poggio Bracciolini, humaniste et secrétaire apostolique

Si la vie du Pogge se prête par certains aspects à un traitement romanesque, c’est peut-être dû aux multiples contradictions qui l’animent. Dans certaines de ses lettres, en effet, l’humaniste semble afficher une volonté affirmée de liberté individuelle (p. 169 /p. 151), une aspiration à changer de vie, voire à se retirer du monde pour fonder sa propre Académie. Mais sa biographie indique une réalité beaucoup moins exaltante. Il passa la plus grande partie de sa vie au service des papes – il n’en servit pas moins de huit durant sa longue carrière – et il n’eut pour tout autre emploi qu’un poste de secrétaire auprès de l’évêque de Winchester et une courte carrière de Chancelier de Florence à la fin de sa vie. Bien qu’il présente parfois son travail à la Curie comme un simple moyen pour lui permettre de se consacrer pleinement à ses chères études humanistes, son engagement auprès de l’Église et des puissants a été constant et sincère. D’ailleurs, comme le montre Stephen Greenblatt lui-même, les œuvres du Pogge témoignent d’une tendance prononcée à l’intrigue et à l’ambition politique. Quel cynisme, par exemple, lorsque le Pogge décrit la Curie comme « une officine des mensonges », alors qu’il y occupe la place la plus centrale. Que dire encore de ses célèbres Facéties, histoires misogynes, à la tonalité parfois anticléricale, qui permirent sans doute au Pogge de s’assurer une meilleure place parmi ceux qu’il considérait comme des hypocrites. Son traité Contre les hypocrites s’inscrit lui aussi dans une démarche identique : dénoncer l’hypocrisie des prêtres tout en montrant qu’elle vaut mieux qu’une guerre ouverte. Quant à son opus intitulé Un vieux doit-il se marier ? il y défend essentiellement son propre choix de se marier avec une jeune femme de dix-huit ans à l’âge de cinquante-six ans (p. 232 / p. 212). Tout cela peut paraître bien moderne en un sens. Mais le contexte semble à chaque fois indiquer des intentions qui ne le sont pas tout à fait.

Dans ces conditions, n’est-il pas démesuré d’attribuer à cet homme un rôle historique de premier ordre ? D’autant qu’il ne semble pas pleinement convaincu par les idées contenues dans le texte retrouvé, pas plus qu’il ne paraît conscient de leur possible impact sur la société. N’est-ce pas le Pogge qui s’opposa toute sa vie durant à Lorenzo Valla, lequel fut l’un des premiers à rendre publiques les thèses épicuriennes dans son célèbre dialogue Sur le bonheur ? Le Pogge l’accusa même de vol, d’alcoolisme et de perversion sexuelle (p. 165 /p. 146-147). Nulle part on ne trouve chez le Pogge une quelconque concession vis-à-vis de l’épicurisme, ce que ne cache d’ailleurs pas Stephen Greenblatt, qui en dresse à plusieurs reprises un portrait de moraliste chrétien. Dès lors, pourquoi consacrer autant d’espace à sa biographie dans cet essai ? Soit le Pogge n’est qu’une cause inconsciente de la déviation du monde vers la modernité et ses faits et gestes n’ont alors que peu d’importance ; soit il est conscient des possibles effets de sa découverte, mais dans ce cas sa biographie ne plaide pas vraiment en la faveur de cette interprétation. Cette place donnée à la vie du Pogge est d’autant plus surprenante que le livre n’apporte rien de nouveau du point de vue de l’information scientifique par rapport aux travaux déjà existant sur le Pogge – même ceux d’Ernst Walzer et de William Shepherd, vieux d’un siècle. Il en va d’ailleurs de même pour l’histoire plus générale de la réception de Lucrèce à la Renaissance que le récent livre d’Alison Brown The return of Lucretius to Renaissance Florence (Harvard University Press, 2010) décrit de manière beaucoup plus riche. Il y a finalement assez peu de choses à dire sur la vie du Pogge et les nombreuses digressions historiques sur les règles monastiques (p. 35-39 / p. 24-29), ou sur le contexte de la déposition du Pape Jean XXIII au Concile de Constance, pour ne mentionner que ces deux exemples, viennent remplir ces vides et s’avèrent inutiles au propos général du livre.

Le sens de la « découverte » du poème de Lucrèce au XVe siècle

Revenons à ce qui devrait constituer le cœur de l’ouvrage : la « découverte » du manuscrit de Lucrèce. Là encore, le récit est émaillé de contradictions. Tout d’abord, l’idée même de « découverte » du manuscrit est ambiguë, puisqu’il n’était pas enseveli sous des couches de lave volcanique, comme l’étaient les fragments d’Épicure retrouvés dans la Villa des papyrus à Herculanum. Le manuscrit était bien conservé par les moines et identifié comme tel, si l’on en croit Stephen Greenblatt qui mentionne l’existence d’un catalogue que le Pogge aurait pu consulter (p. 58 / p. 47). Il n’était en tout cas pas caché, puisqu’il a pu aisément en prendre connaissance, en faire une copie et l’envoyer à son ami Niccolò Niccoli à Florence. Il s’agirait d’une découverte, selon Stephen Greenblatt, parce que les moines copistes étaient incapables de comprendre ce qu’ils copiaient ; mais, quand bien même ce serait le cas, cela ne présume en rien de la qualité des divers lecteurs de ces manuscrits dans les bibliothèques où ils sont conservés. Accabler les scribes laborieux et les moines censeurs ne suffit pas à écarter l’idée d’une circulation du manuscrit antérieure à la copie rapportée par le Pogge en Italie.

Cette découverte est en effet d’autant plus relative que d’autres copies du poème de Lucrèce existaient à l’époque. Stephen Greenblatt mentionne rapidement (p. 225 / p. 204-205) l’existence des deux manuscrits du De natura rerum du IXe siècle aujourd’hui conservés à la bibliothèque de Leyde. Une donnée plus étonnante aurait sans doute mérité une discussion : un fragment du De natura rerum, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale du Danemark, fut copié en Italie du Nord au IXe siècle, vraisemblablement à Bobbio, c’est-à-dire à moins de deux cent kilomètres de Florence. Il y eut donc une circulation du poème en Italie plusieurs siècles avant que le Pogge envoie sa copie à Florence, comme l’indiquent d’ailleurs les nombreuses citations de Lucrèce qui circulent pendant tout le Moyen Âge [1]. Par ailleurs, si on lui attribue la découverte, quel fut son rôle dans la diffusion du texte ? Après qu’on lui a refusé le prêt de l’ouvrage à Fulda, le Pogge demanda qu’une copie du De natura rerum fût faite sur place. Une fois achevée, il la fit envoyer à son ami Niccolò Niccoli, à Florence. Or ce dernier la conserva chez lui pendant plusieurs décennies sans la rendre au Pogge, même après le retour de celui-ci en Italie en 1422. Niccolò Niccoli en fit une copie élégante pour lui-même, qui est encore conservée aujourd’hui à la Bibliothèque Laurentienne de Florence, mais on ne sait pas ce qui est advenu du manuscrit de Fulda et de sa copie allemande envoyée par le Pogge à son ami florentin. Stephen Greenblatt ne peut s’empêcher, une fois de plus, de mentionner une hypothétique censure des moines :

« quelque pieux lecteur a-t-il pris la mesure de son contenu subversif et décidé de le détruire ? » (p. 224)
« Or did a pious reader actually take in its subversive implications and choose to destroy it ? » (p. 204 ).

C’est assurément l’un des points faibles de la démonstration de Stephen Greenblatt, d’autant qu’aucune source ne permet de savoir si le Pogge a fini par retrouver le manuscrit qu’il a exhumé en Allemagne. Stephen Greenblatt écrit :

« Le Pogge finit par le recevoir, même si la date précise est inconnue. Nous n’avons aucun témoignage de sa réaction au poème (…) mais plusieurs signes – copies manuscrites, brèves mentions, allusions, subtiles marques d’influence – indiquent que le poème recommença à circuler, d’abord à Florence, puis au-delà ». (p. 230)
« But finally – the actual date is unknown – it was done. Released from the confinement of Niccoli’s rooms, On the Nature of Things slowly made its way once again into the hands of readers, about a thousand years after it had dropped out of sight. There is no trace of Poggio’s own response to the poem he had relaunched, not is anything about Niccoli’s reactions, but there are signs – manuscript copies, brief mentions, allusions, subtel marks of influence – that it began, quietly to circulate, at first at Florence, and then beyond. » (p. 209).

En fait, après avoir envoyé le manuscrit à Niccolò Niccoli, rien n’indique que le Pogge ait joué un quelconque rôle dans sa diffusion ultérieure. Les éléments rappelés plus haut nous inciteraient même à penser le contraire.

Plus dommageable encore est le silence sur quelques autres personnages ayant certainement participé tout aussi activement à la réception des idées épicuriennes dans l’Italie renaissante. Stephen Greenblatt ne mentionne pas la Défense d’Épicure (Defensio Epicuri) de Cosma Raimondi, rédigée vers 1427 en Italie ou la traduction latine des Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres de Diogène Laërce achevée par Ambroggio Traversari en 1433, deux événements contemporains de la mise en circulation des copies humanistes de Lucrèce en Italie. Or les Lettres d’Épicure transmises par Diogène Laërce donnent des informations capitales sur le système épicurien dont le De natura rerum s’inspire. Mais l’addition de ces témoignages capitaux ne modifierait en rien le problème principal de ce livre : si le poème de Lucrèce contient vraiment en lui les germes de la modernité, pourquoi donc le monde n’est-il pas devenu moderne dès l’époque romaine ? À aucun moment Stephen Greenblatt n’envisage le fait que la société italienne de la Renaissance avait déjà changé au moment de la réception du poème lucrétien et qu’elle était prête à accueillir certaines des idées les plus radicales de Lucrèce. Les intellectuels y étaient même préparés depuis le Moyen Âge, puisque l’on trouve dès le XIIe siècle des biographies d’Épicure accompagnées de ses plus belles maximes, que les auteurs médiévaux pouvaient extraire de Cicéron et de Sénèque, mais aussi de textes patristiques comme ceux de Jérôme ou de Lactance. Qu’il nous suffise ici de mentionner le Policraticus de Jean de Salisbury, le Chronicon d’Hélinand de Froidmont, et surtout le Liber de vita et moribus philosophorum du Pseudo-Walter Burley et le De viris illustribus de Giovanni Colonna. Le point de vue adopté par ces auteurs médiévaux est la plupart du temps identique : Épicure a commis un certain nombre d’erreurs théologiques (mortalité de l’âme, éternité du monde, le plaisir comme souverain bien) dont il n’est pas pleinement responsable puisque la Révélation n’avait pas encore eu lieu. Ces erreurs mises à part, ils font de lui un grand sage ayant mené une vie exemplaire. Quant à l’atomisme, considéré par Greenblatt comme un élément essentiel de l’apport lucrétien à la modernité, il n’est pas systématiquement critiqué par ces auteurs du Moyen Âge. Qu’on ne s’étonne donc pas que, dès le XIIe siècle, un Guillaume de Conches puisse citer Lucrèce dans sa Philosophia et en approuver explicitement l’atomisme, ou que l’existence d’atomes soit encore défendue par plusieurs penseurs du XIVe siècle en réaction aux critiques adressées par Aristote aux atomistes antiques Leucippe et Démocrite. Bref, d’une certaine manière, tout était déjà en place au Moyen Âge pour que naisse un intérêt pour Lucrèce dans l’Italie du XVe siècle.

Les modernes et Lucrèce

Indépendamment des antécédents médiévaux, il est toujours possible d’affirmer que c’est le poème de Lucrèce qui eut le plus d’influence sur la pensée des modernes. Mais les deux chapitres consacrés à cette question à la fin du livre sont trop brefs pour être tout à fait convaincants. Stephen Greenblatt se contente d’énumérer plusieurs penseurs célèbres qui firent usage de Lucrèce, mais en aucun cas il ne démontre qu’il s’agit là de leur référence principale et indispensable. Il mentionne tour à tour le traité Sur le bonheur de Lorenzo Valla, mais l’on sait à présent qu’il ne connaissait pas le poème quand il le rédigea ; l’Utopie de Thomas More, les traités de Giordano Bruno, les Essais de Montaigne et les dialogues de Galilée, c’est-à-dire des œuvres écrites pour la plupart près d’un siècle après la découverte du Pogge. Tout cela est juste, mais occupe la portion congrue du livre, sans aucun détail sur les médiations qui rendirent possibles de telles modifications morales, politiques et scientifiques du monde. L’excellent livre de Catherine Wilson Epicureanism at the origin of modernity (Oxford University Press, 2008), non mentionné par l’auteur, fait pourtant le point sur la question. En conséquence, le lecteur n’aura qu’une idée vague du rôle joué par le poème de Lucrèce, alors que son influence fut réelle, même s’il n’est pas le seul levier de la modernité.

Quattrocento reste donc un livre plaisant à lire, qui permet au plus grand nombre de connaître l’existence de Poggio Bracciolini et d’entrevoir le rôle important qu’ont joué Epicure et Lucrèce dans l’édification de la modernité. Cependant, le parti pris historiographique naïf et dépassé de l’auteur, le manque d’arguments à l’appui de sa thèse, sa méthode discutable, les nombreux clichés sur le Moyen Âge et l’insuffisance de l’information scientifique en font un livre de loin inférieur aux ouvrages les plus récents sur le même sujet.

par Aurélien Robert , le 26 juillet 2013


Pour citer cet article :

Aurélien Robert, « Lucrèce et la modernité », La Vie des idées, 26 juillet 2013. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Lucrece-et-la-modernite.html

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Notes

[1C’est là un phénomène bien connu depuis longtemps. Cf. J. Philippe, « Lucrèce dans la théologie chrétienne du IIIe au XIIIe siècle », Revue de l’histoire des religions, t. XXXII, 1895, p. 284-302 ; XXXIII, 1896, p. 19-36 et p. 125-62.


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