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La crise des réfugiés irakiens et syriens a réactivé, un peu partout en Europe, la peur du choc des civilisations. L’histoire de la frontière entre la Hongrie et l’Empire ottoman livre pourtant des enseignements fort différents. Au XVIIIe siècle, cette route migratoire, très empruntée par les marchands, s’apparentait bien davantage à une zone de contacts qu’à un mur infranchissable.

Les frontières existent même après leur démantèlement physique ; elles demeurent dans les paysages, dans les esprits et dans les pratiques. Celle que Viktor Orbán, le premier ministre hongrois, entend dresser aujourd’hui est un fantôme de la culture politique de son pays, façonnée par l’expérience du monde ottoman.

La conquête de Belgrade – alors forteresse hongroise – par Süleyman en 1521 fut le point de départ de cette histoire. En prenant la ville située sur la rive droite du Danube, le sultan fermait la porte des Balkans au roi de Hongrie. L’échec de la contre-offensive magyare de 1526 aboutit au premier siège ottoman de Vienne de 1529 et au partage du royaume de 1541, faisant de Buda et de Pest d’importantes citées ottomanes pendant près de 150 ans [1]. C’est à cette période qualifiée « d’occupation ottomane », et ce toujours au sein de certains milieux universitaires hongrois, qu’Orbán se référait récemment pour justifier le choix d’une civilisation chrétienne pour la Hongrie et l’Europe, avec le rétablissement de sa frontière. L’argument est aussi facile qu’implacable : « Pour ce qui est de vivre ensemble avec des communautés musulmanes, nous sommes les seuls qui en avons eu l’expérience, parce que nous l’avons enduré pendant 150 ans ». Ces propos rappellent, non sans faire résonner un écho lugubre, une déclaration faite par Radovan Karadžić le 8 janvier 1993 ; le chef de la milice serbe de Bosnie promettait à l’époque qu’il ne permettrait jamais le retour de la Turquie dans les Balkans… [2]

L’histoire balaie pourtant ces manipulations mémorielles. En effet, la militarisation de l’actuelle frontière hongroise renvoie au dispositif mis en place à partir du XVIe siècle dans les « confins » impériaux. Il visait à briser les offensives ottomanes en Europe centrale et à réguler la circulation des personnes entre l’Empire ottoman et les terres de l’Empereur et roi de Hongrie, via des points de passage précis, tel Belgrade. Aussi bien la frontière austro-serbe que la route migratoire empruntée par les réfugiés syriens répondent à une géographie inscrite dans le temps long. Loin d’être étanche, la frontière ottomane de la Hongrie était également un outil du mercantilisme des Habsbourg visant à attirer en Hongrie des populations ottomanes, parfois musulmanes, dont la présence devait renforcer la puissance économique du royaume et l’autorité de l’État.

L’établissement d’une frontière militaire, administrative et sanitaire

Le partage de la Hongrie de 1541 fut accompagné de l’élaboration d’un nouveau dispositif de défense militaire. L’empereur, devenu roi d’un État-tampon hongrois non annexée par l’Empire ottoman, installa son Conseil de guerre à Graz, au plus près du front ; il instaura en 1553 une frontière militaire dans la Krajna croate. Celle-ci fut composée d’un régiment régulier, mais aussi de populations rurales invitées à s’installer dans les confins où elles pouvaient bénéficier d’une exception fiscale avantageuse, en échange de leur mobilisation militaire immédiate dans la défense du royaume et du Saint Empire contre le Turc. Après la (re)conquête de la Hongrie de 1683-1699 par les armées impériales, la frontière militaire fut progressivement étendue le long de la Save et du Danube jusqu’à l’arc des Carpates. [3]

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fig. 1. La frontière militaire hongroise

Néanmoins, aussi paradoxal que cela puisse paraître au regard des enjeux symboliques dont la frontière hongroise est aujourd’hui investie, l’extension du dispositif ne visait pas à entériner la frontière d’une civilisation chrétienne fantasmée. Au contraire, après 1699, les confins devaient avant tout canaliser des flux venant d’Orient que l’on espérait de plus en plus nombreux et importants. Le prolongement de la frontière du Danube aux Carpates s’accompagnait d’accords commerciaux bilatéraux négociés entre l’Empereur et la Porte [4]. Les sujets du Grand Seigneur bénéficiant du droit à un commerce « libre, sûr et paisible » sur les terres du Habsbourg, chaque portion de la frontière était percée par une porte : Esseg en Croatie, Semlin (Zenum) face à Belgrade, Mehadia commandant l’accès au Banat au niveau des Portes de fer, Tomes et la Tour rouge en Transylvanie. La frontière devenait alors administrative, permettant aux représentants de l’Empereur de prélever une taxe sur les marchandises importées. Tout Ottoman souhaitant la traverser devait attester qu’il était sujet du Grand Seigneur, en présentant notamment l’attestation qu’il avait bien payé le Caratch, capitation que les dhimmî-s devaient au sultan en échange de sa protection. Une fois la preuve apportée – et cette procédure mise en place par l’Empereur renforçait de fait le contrôle du Sultan sur ses propres sujets –, il devait séjourner au lazaret afin de prévenir le risque de propagation de la peste. À l’issue de ce séjour il se voyait délivrer un passeport l’autorisant à circuler librement dans les États de l’Empereur, quelle que soit sa religion [5].

La ville de Semlin, aujourd’hui faubourg de Belgrade sur la rive gauche du Danube, est le pur produit de ce système de régulation administrative des mobilités ottomano-magyares. Traversant la Save depuis Belgrade par l’un des rares ponts liant l’Empire ottoman à la Monarchie des Habsbourg, les voyageurs étaient conduits jusqu’au poste frontière, niché dans un site enclavé entre les collines et la Save et le Danube. Après la quarantaine, le seul moyen de passage était d’emprunter un bac affrété par les autorités autrichiennes afin de franchir le fleuve et d’entrer véritablement dans le Royaume de Hongrie.

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Fig. 2. Plan de la frontière de Semlin au XVIIIe siècle

Un pont vers l’Europe chrétienne

On aurait tort de sous-estimer le poids de ce système incarnant la mission auto-proclamée – et faisant la légitimité politique des dirigeants – de la Hongrie dans sa relation avec ses voisins et avec l’islam. Cette frontière qui incarne une Hongrie protégée devait, en juin dernier, faire la légitimité politique du gouvernement d’Orbán et du questionnaire « immigration et terrorisme » distribué à 8 millions de Hongrois en guise de consultation sur la politique à mettre en place à l’égard des réfugiés syriens. Toutefois, au XVIIIe siècle la frontière militaire régulait une route commerciale institutionnalisée reliant Belgrade à Bassora. Loin de constituer un cul-de-sac, Belgrade et la Serbie faisaient office de pont pour les marchands qui intégraient l’espace allemand et centre-européen dans l’horizon familier de sujets ottomans de Grèce, d’Anatolie ou d’Arménie. Vienne, Leipzig, Prague, mais aussi Pest, Tokaji et Timisoara étaient intégrés au monde ottoman, non pas par la conquête, mais par le commerce et les diasporas qu’il générait, ainsi que par la constitution de communautés marchandes locales – protégées contre des bourgeoisies soucieuses de préserver leurs monopoles – et en lien permanent avec le monde musulman dont elles étaient issues [6]. La route migratoire empruntée par les marchands fuyant Daesh est un héritage aussi ancien que l’est la frontière magyaro-serbe pour le gouvernement d’Orbán, tout comme l’expérience de la frontière. Elle fut la colonne vertébrale du développement commercial de la Hongrie.

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Fig. 3. Routes commerciales entre l’Empire ottoman et l’Europe au XVIIIe siècle.

Malgré l’aménagement des points de passage sur la Save, le Danube et dans les Carpates, le passage par la frontière constituait une véritable expérience pour toute personne amenée à la traverser, qu’elle soit un sujet du Grand Seigneur ou de l’Empereur. La quarantaine à laquelle hommes et marchandises étaient astreints freinait non seulement le commerce, mais altérait également les produits stockés et pouvait donner l’occasion à des règlements de compte entre les marchands ou à divers abus de la part de l’administration. Au XVIIIe siècle, lorsque le commerce domine les échanges austro-ottomans, la frontière joue avant tout un rôle sanitaire en protégeant les états de l’Empereur des risques de propagation de la peste, dont les épisodes restent fréquents en Europe ottomane [7]. Le droit des Ottomans à circuler dans l’espace de la monarchie habsbourgeoise est un acquis sur lequel Vienne n’est jamais revenu.

Néanmoins, les marchands n’étaient pas les seules populations ottomanes à faire l’expérience de la frontière. Depuis Londres, Le Courier de l’Europe [sic] du 14 novembre 1780 relayait une nouvelle de Vienne nous renvoyant à une réalité d’autant plus brutale qu’elle n’est pas neuve :

« Il est arrivé ici depuis peu quinze familles émigrantes de Turquie, du nombre de celles qu’on nomme les Anciens-Croyants, venant de Visnica, village de Servie [sic], avec leurs femmes et leurs enfants, et accompagnés de leurs prêtres. Ces bonnes gens ayant été conduits sur le champ au lazaret, où ils reçurent tous les secours dont ils pouvaient avoir besoin, on leur demanda « pourquoi ils avaient quitté le pays de la domination de la Turquie ? » Ils répondirent : « Tout le temps qu’Osman Effendi, Aga des janissaires, est resté dans le pays, la protection dont il nous favorisait, nous fournissait les moyens de vivre à notre aise, & avec autant de tranquillité qu’il nous était possible de désirer ; mais ce brave Commandant, lassé des troubles qui règnent à Belgrade, ayant pris le parti de se retirer, son départ nous a privé de la protection dont il nous honorait, & son successeur se prêtant aux vues des ennemis de son prédécesseur, que la jalousie avait aussi rendu les nôtres, nous en avons éprouvé les plus cruels traitements, & avons eu la douleur de voir inhumainement dévasté par ses ordres injustes, nos petites possessions, où nous avions vécu depuis un certain temps, si satisfaits de notre sort. Tel est l’unique motif qui nous a forcé de tout abandonner pour venir nous réfugier sur le territoire Autrichien, instruits par la renommée de la bienveillance & l’humanité avec laquelle l’Auguste & bienfaisante Reine accueillait les malheureux qui viennent se mettre à l’abri de sa protection, & chercher la tranquillité dans ses Etats ».

Ces bonnes gens nous assurèrent aussi qu’ils ne tarderont pas d’être suivis par beaucoup d’autres familles de leurs compatriotes ; de sorte que selon leur rapport, la Serbie, qui présentement n’est pas de la sixième partie aussi peuplée qu’elle l’était lorsqu’elle faisait partie des pays soumis à la domination d’Autriche, pourraient bien, dans 20 ou 30 ans, devenir un désert, ainsi que bien d’autres endroits assujettis au Gouvernement Turc. »

La déstabilisation d’un régime politique local mettant fin au respect de la Dhimmâ – protection accordée aux juifs et aux chrétiens en terre d’islam – entraîna le départ des populations chrétiennes, non pas tant pour rallier la chrétienté que pour trouver la sécurité en Allemagne via la protection de l’impératrice Marie-Thérèse (1740-1780), archiduchesse d’Autriche et reine de Bohême et de Hongrie. Le départ des communautés de Visnica [aujourd’hui Višnjica] constitue l’échec de la politique des sultans qui, depuis le lendemain de la conquête, n’avaient eu de cesse de confirmer aux catholiques la sécurité de leurs biens et de leurs personnes contre l’excès de zèle de leurs propres administrateurs et janissaires [8]. L’intérêt du sultan de conserver des populations juives et chrétiennes importantes sur le territoire qu’il administrait tenait essentiellement aux revenus fiscaux que cette présence générait. Néanmoins, le réalisme politique de Topkapı se heurtait régulièrement à l’horizon d’attente des cadis et des oulémas cristallisant ainsi deux conceptions de l’islam politique. La fuite des populations de Visnica marquait localement un échec ponctuel – mais régulier – d’un islam politique pragmatique.

De son coté, le discours de populations chrétiennes fuyant un islam tyrannique et oppresseur, endossé par la gazette, n’existait en fait que dans les textes des Églises, que ce soit les Chroniques orthodoxes et islamophobes des monastères des Rhodopes, ou les rapports adressés à la Curie de l’évêque de Bosnie, Marijan Maravić, désespéré de n’avoir pas de prise sur les catholiques placés sous sa protection [9].

L’utilisation politique de la frontière

Par ailleurs, l’accueil des populations ottomanes répondait déjà, en lui-même, à un cynique raisonnement économique. Pour la monarchie habsbourgeoise, l’arrivée de nouvelles populations devait renforcer sa puissance conformément à l’esprit du mercantilisme, et ce d’autant plus qu’elle affectait directement la puissance de son voisin. Ne nous y trompons pas, ces mouvements de réfugiés étaient alors aussi maîtrisés par les communautés elles-mêmes, qui négociaient leur transfert d’un coté à l’autre de la frontière en fonction des opportunités que la mise en concurrence des politiques mercantilistes pouvait leur faire saisir. Dans les années 1780, particulièrement difficiles dans les Balkans du fait de la fragilisation du pouvoir du Pacha de Belgrade, le représentant de l’Empereur auprès du Divan, Peter Herbert-Rathkeal, n’eut de cesse de rendre compte au ministre des affaires étrangères, Philipp Cobenzl, des négociations secrètes qu’il menait lui-même avec les communautés souhaitant s’expatrier ou mettant l’Empereur et le sultan ensemble face à un fait accompli. Une lecture purement religieuse demeure peu pertinente face à la réalité de la pratique diplomatique. Et le 22 octobre 1779, Cobenzl lui répondait que :

« Vingt et quelques villages turcs mahométans veulent s’établir chez nous pour se soustraire à la tirannie [sic] de leur gouvernement. Nous ne pouvons d’aucune façon les recevoir, ainsi il faut s’en faire un mérite auprès de la Porte pour détruire les mauvaises impressions causées par les Monténégrins et les Arméniens d’Aquileja [Aquilée]. Mais il faut le faire d’une façon à ne point nuire à ces pauvres gens qui ont pris leur recours vers nous. » [10]

L’une des conséquences de ces mouvements de population fut le renforcement d’un dialogue déjà pluriséculaire entre la cour de Vienne et le Divan, tout comme entre les administrations locales. La frontière, dès cette époque, n’est efficace que si elle régule et qu’elle intègre.

Néanmoins, la mort de Marie-Thérèse d’Autriche en 1780, la radicalisation des réformes viennoises par la publication par Joseph II des patentes de tolérances religieuses, et sans doute quelques années passées sur le Bosphore, ont rendu le diplomate un peu plus audacieux. Un exemple frappant de l’utilisation économique des communautés musulmanes par le gouvernement de l’Empereur en Hongrie est ici résumé par le plan exposé par Herbert à Cobenzl en 1786 :

« Il y a longtemps que je ne vous ai pas entretenu de mon ancienne marote [sic] de former chez nous une petite colonie mahométane ; c’est un objet digne de votre attention, et qui avec le temps pourra nous être de la plus grande utilité. On ne peut abandonner cet établissement au hasard, parce que les préjugés religieux empêchent toujours qu’il ne se réalise : il faudra chercher au contraire à les mettre de la partie et à en profiter. J’imagine deux moyens pour y conduire. 1 :° le tombeau du Saint Mahométan Gableia sur les bords de la Save, qu’il faudrait décorer un peu à la manière turque, et ajouter un petit hospice pour les pèlerins ; quelques dévotes familles iront fixer leur domicile dans le voisinage, et il s’y formera une peuplade comme auprès de nos anciens sanctuaires. 2 :° Il existe encore à Bude [Buda [11] ] une mosquée [le monastère de Gül Baba] qui était vénération chez les Turcs, on dit que tout récemment un derviche s’y est rendu en pèlerinage, peut-être y est il encore : mais si l’on réparait cette mosquée, si l’on y plaçait un imam que je pourrai vous procurer, si l’on ajoutait une fondation pieuse à la manière turque, si l’on accordait des exemptions aux familles qui iraient s’y établir : je suis sûr qu’avec le temps les préjugés s’affaibliraient, et que dans notre vieillesse nous seront charmés de voir des colonies Mahométanes en Hongrie, qui y existeraient déjà si nos prédécesseurs avaient pensés comme nous. Mais tout ce qui ne produit pas un prompt effet nous rebute, nous mesurons la durée des états sur notre chétive existence, sans songer qu’un demi-siècle pour un corps politique n’équivaut au plus qu’à deux ans de notre vie. Dans cette dernière en revanche la perte de six années est inestimable, surtout quand il s’agit des plus belles de celle d’un prince doué d’aussi grandes qualités que l’Empereur [Joseph II]. »

Loin des récentes déclarations de Victor Orbán selon lesquelles « les musulmans ont une approche de la vie tout à fait différente de la nôtre », et loin de la charité comptable de l’actuelle Chancellerie allemande, l’administration autrichienne, avec toute la brutalité de sa politique réformatrice, battait en brèche les préjugés de ses contemporains comme personne n’oserait le faire des nôtres.

Ce texte du Baron de Herbert-Rathkeal – un des nombreux illustres inconnus d’une Europe des Lumières dont l’histoire est encore bien trop franco-centrée – invite à aller bien au-delà de la simple dénonciation de la politique voulue par Viktor Orbán. La résurrection du cordon militaire le long de la frontière magyaro-serbe et son plan d’extension sont bien entendu d’une profonde médiocrité politique en comparaison de l’histoire de l’utilisation politique de cette frontière et de celle de la régulation des flux migratoires que l’on canalisait pour les encourager. Les propos de Herbert-Rathkeal nous renvoient aussi à l’absence d’horizon d’attente des politiques contemporaines, en matière de migrations comme en d’autres, et à l’absence d’une Europe politique. Protéger les étrangers pour briser la xénophobie et l’intolérance religieuse constitue également un outil de la culture politique européenne, issu de ses expériences réformatrices et de sa familiarité avec l’islam. Sa mobilisation semble toutefois exiger un soupçon d’audace politique supplémentaire que l’invocation des fantômes et le rétablissement des frontières.

Pour citer cet article :

David Do Paço, « Le fantôme de la frontière hongroise », La Vie des idées , 27 novembre 2015. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Le-fantome-de-la-frontiere-hongroise.html

Nota bene :

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par David Do Paço , le 27 novembre 2015

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Notes

[1Markus Koller, Eine Gesellschaft im Wandel. Die osmanische Herrschaft in Ungarn im 17. Jahrhundert (1606–1683), Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 2010.

[2Le 1er mars 2010, devant le Tribunal Pénal International de La Haye, Karadžić arguait : « you will see how the Muslim population in Turkey would like to see Turkey return to the Balkans, which allegedly during the Turkish occupation of 500 years, flourished and was stable. Yes, it was stable, just like a cemetery is stable. Nobody does anything there. There is no movement at all in a cemetery. But Serbian culture which until the arrival of the Turks was the leading culture in real Europe, and Stefan Lazarevic was the leader, leading figure, he was a
poet, he was a hero, well liked by his friends in Europe, all this stopped when Turkey arrived. »

[3Gábor Ágoston, « La frontière militaire ottomane en Hongrie », Histoire, Économie et Société 35/3 (2015), p. 36-53.

[4Traités de Karlowitz de 1699, de Passarowitz de 1718, de Belgrade de 1739, de Sistova de 1791.

[5Daniel Panzac, Quarantaine et lazarets. L’Europe et la peste d’Orient, Aix-en-Provence, Edisud, 1986.

[6David Do Paço, L’Orient à Vienne XVIIIe siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 2015.

[7Daniel Panzac, La Peste dans l’Empire ottoman, 1700-1850, Louvain, Peeters, 1985.

[8David Do Paço, « ‘La demeure de la Paix’ ? Conflits, religions et sociétés en Europe ottomane, 1453-1683 » dans L’Europe en conflits. Les affrontements religieux et la genèse de l’Europe moderne, éd. Wolfgang Kaiser, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p. 267-286.

[9Surayia Faroqhi, Halil İnalcık, and Boğaç Ergene (éd.), The Ottomans and the Balkans. The Ottoman Empire and its heritage. Politics, Society and Economy, Leyde, Brill, 2002.

[10David Do Paço, « La place de l’Empire ottoman au sein de l’administration joséphiste. Remarques sur la correspondance privée de Philipp Cobenzl et Peter Herbert entre Vienne et Istanbul (1779-1792) », Revue de l’IFHA, 6, 2014.

[11Buda et Pest étaient alors deux villes différentes, la première était celle du pouvoir politique hongrois, ottoman, puis habsbourgeois et la seconde, celle des marchands.


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