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Le Kamasutra et ses publics

À propos de : Wendy Doniger, The Mare’s Trap : Nature and Culture in the Kamasutra, New Delhi, Speaking Tiger


Le Kamasutra écrit au IIIe siècle n’est pas seulement un ouvrage érotique : c’est aussi un traité d’art de vivre pour les citadins aisés, quelle que soit la caste à laquelle ils appartiennent, quelle que soit leur sexualité, et qu’ils soient étalon, taureau ou lièvre, éléphante, jument ou hase.

Recensé : Wendy Doniger, The Mare’s Trap : Nature and Culture in the Kamasutra, New Delhi, Speaking Tiger, 2015, 182 p.

C’est à un voyage dans l’espace et le temps que nous invite, à propos des Indiens des premiers siècles de l’ère chrétienne, l’indianiste américaine Wendy Doniger dans The Mare’s Trap paru en 2015, – livre dans lequel, au fil de sa lecture d’un texte sanskrit à la fois célèbre et méconnu, le Kāmasūtra de Vātsyāyana (3e s.), elle nous propose une anthropologie du citadin aisé et cultivé de l’Inde ancienne centrée sur sa vie érotique, tout en recherchant aussi dans le texte la parole et le point de vue des femmes, et tout en situant cette œuvre singulière dans divers contextes [1].

Le titre sanskrit de l’ouvrage signifie « traité » (sūtra) sur le « désir/amour/plaisir/sexe » [2]. Sūtra, au sens propre, signifie « fil » et, comme genre littéraire, désigne un texte normatif fait de séries ou « lignes » de règles essentielles concernant un sujet particulier, comme le rituel, la grammaire ou le yoga. À la différence de certains sūtra aphoristiques ou écrits exclusivement en vers dans un style condensé à l’extrême, et qui ne peuvent guère être compris qu’à l’aide des commentaires, le Kāmasūtra est en prose, souvent avec un couplet ou deux à la fin d’un chapitre qui en résument le contenu ou rappellent ironiquement la norme dont le texte s’est écarté, – et il peut se lire de manière autonome.

Traiter des « buts de l’homme »

Pour qui veut essayer de comprendre de quoi il est question et ce qui est en question dans cet ouvrage, le livre de Wendy Doniger est un guide sûr. Comme le traité qu’il commente, The Mare’s Trap est divisé en sept chapitres, qui traitent respectivement de l’étrange et du familier, du parallèle avec le grand « Manuel d’art politique » de l’Inde ancienne, l’Arthaśāstra de Kauṭilya (rédigé entre 100 av. et 100 ap. J.-C.), de la mythologie, des femmes, du troisième genre sexuel, de la nature et de la culture du sexe, et enfin de la grandeur et du déclin du Kāmasūtra. Dans le premier chapitre, Wendy Doniger définit le Kāmasūtra comme un art de vivre. Elle y voit, sous le vernis d’un manuel, une œuvre d’art dramatique (p. 26-27). Comme dans le théâtre sanskrit en effet, le texte est divisé en sept actes. Dans le premier, le héros prépare la pièce de sa maison réservée aux plaisirs sexuels ; dans l’acte II, il perfectionne sa technique sexuelle. Ensuite (acte III), il séduit une vierge et vit avec une ou plusieurs épouses (acte IV). Mais bientôt lassé de celles-ci, il séduit les femmes d’autres hommes (acte V), et quand il est fatigué de ces dernières, il se met à fréquenter des courtisanes (acte VI). Finalement, quand il est devenu trop vieux pour continuer sans médication, il recourt aux aphrodisiaques et aux charmes magiques (acte VII).

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Miniature indienne sur ivoire à sujets érotiques
Source : Drouot Online

De ce traité qui est aussi une pièce de théâtre, l’histoire est liée à celle des deux autres grands manuels traitant des deux premiers buts de l’homme selon la liste brahmanique canonique qui en compte trois, dharma (devoir de conformité à l’ordre cosmo-social), artha (pouvoir et richesse) et kāma (« désir/amour/plaisir/sexe »), auquel est venu s’ajouter plus tard mokṣa (« libération » du cycle des renaissances). Ces manuels sont le Mānavadharmaśāstra (« Code des lois de Manu », 2e siècle ap. J.-C, écrit en vers) et l’Arthaśāstra déjà mentionné.

Dans la triade dharma-artha-kāma, les trois membres sont souvent hiérarchisés, et l’ordre canonique veut que dharma soit supérieur à artha et ce dernier à kāma. Le Kāmasūtra respecte la hiérarchie traditionnelle, Vātsyāyana notant que « lorsque ces trois buts sont en compétition, à savoir dharma, artha et kāma, chacun est plus important que celui qui le suit » (1.2.14) [3]. Mais le même Vātsyāyana, comme le fait malicieusement remarquer Wendy Doniger, indique dans le même temps qu’il est possible d’avoir des relations sexuelles en vue d’une descendance – dharma dépendant alors de kāma – ou pour des raisons de pouvoir politique – kāma conditionnant alors artha (1.5.1-12) [4].

En ces matières, la principale démonstration de Wendy Doniger dans The Mares’s Trap porte sur la manière dont le Kāmasūtra est marqué, tant dans son contenu que dans sa philosophie générale, par l’Arthaśāstra (p. 35-70). D’une part, les deux textes contiennent dans leur corps en prose des instructions pragmatiques qui font fi du dharma, d’autre part, alors que le Mānavadharmaśāstra enjoint d’éviter les marginaux, les deux autres traités suggèrent de recourir à leurs services. Enfin, le Kāmasūtra fait sienne l’obsession de l’espionnage et du recours aux intermédiaires qui caractérise l’Arthaśāstra. Dans le traité d’art politique, par exemple, le roi ou ses ministres demandent à des espions de repérer quels sont, dans un royaume ennemi, les hommes mécontents afin de pouvoir utiliser ceux-ci contre leur propre État. De manière analogue, dans le Kāmasūtra, un homme désireux d’avoir sexuellement accès à des femmes de son voisinage recourt à des intermédiaires pour savoir lesquelles sont en situation d’être séduites – la longue liste qui les énumère va de celles qui regardent la rue depuis leur terrasse à celles dont le mari voyage beaucoup en passant par celles qui sont l’épouse du frère le plus âgé d’une fratrie – et pour tenter de les persuader de venir lui rendre visite.

Le citadin aisé de l’Inde ancienne

Mais qui sont les personnages du Kāmasūtra et quel est le public visé par ce texte ? L’univers social du traité est celui des privilégiés : les amants dont il parle doivent être riches et avoir beaucoup de temps libre, et les lecteurs auxquels il s’adresse sont d’évidence des princes, de hauts fonctionnaires et des marchands fortunés. Cela dit, et de façon presque unique dans la littérature sanskrite, ce texte plus culturellement qu’idéologiquement brahmanique n’a aucun égard pour la classe sociale (varṇa) ni pour la caste (jati) : seule compte la richesse. Et si Vātsyāyana désapprouve les relations sexuelles avec les paysannes et les femmes tribales, c’est qu’elles pourraient avoir une mauvaise influence sur le raffinement érotique et la sensibilité du citadin (nāgaraka) cultivé (p. 21-22).

Concernant ce dernier, Wendy Doniger, qui fait de lui une manière d’anthropologie, va chercher dans le texte la manière dont il vit quand il n’est pas occupé à faire l’amour. Elle nous le montre résidant dans une capitale ou une grande ville, ou encore dans une ville où l’on peut s’enrichir. Son épouse s’occupe de l’intendance de sa luxueuse demeure et ses maîtresses sont censées subvenir à leurs propres besoins. L’évocation de la journée typique de ce citadin aisé par Vātsyāyana est l’un des morceaux de bravoure de son sūtra au style ciselé et raffiné, dont Wendy Doniger cite à ce propos un long extrait (p. 23-26).

Les partenaires de sexe du citadin aisé

Les femmes sont les principales partenaires de sexe du citadin aisé, mais pas les seules : des hommes peuvent l’être aussi. Concernant les femmes, une partie du livre III du Kāmasūtra conseille les vierges sur la manière de trouver un mari, le livre IV consiste en instructions destinées aux femmes éduquées (principalement courtisanes ainsi que filles de roi et de ministres) et le livre VI est censé avoir été commandé par des courtisanes de Pataliputra. Vātsāyana se montre attentif à la sexualité de ces femmes et à leur jouissance avec, dit Wendy Doniger qui affectionne les comparaisons passé/présent et Inde/Occident, « des vues bien plus subtiles que celles qui prévalaient en Europe jusqu’à très récemment » (p. 99).

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Le Temple Kandariya Mahadeva (Khajurâho)
Source : Devdutt

Toutefois, et même s’il laisse ici où là s’exprimer des femmes au style direct, Vātsāyana n’en assume pas moins d’avoir comme homme le monopole de la parole légitime et considère comme tout aussi légitime le harcèlement sexuel : les hommes de pouvoir ont droit à toute femme qu’ils peuvent désirer, et tout particulièrement à celles qui leur sont socialement inférieures et qu’ils peuvent prendre sans ambages.

Le citadin aisé peut aussi avoir des relations avec des hommes « inversant leur rôle sexuel » (p. 111). Pour évoquer ces derniers, le Kāmasūtra n’emploie pas le terme péjoratif de kliba, qui sert à désigner en sanskrit tout homme sexuellement défectueux, mais parle de « troisième nature » (tritiyā prakṛti), au sens d’une troisième forme de comportement sexuel, et il désigne par un pronom féminin un homme de cette « troisième nature ».

De l’homosexualité masculine, Wendy Doniger passe, dans son exploration du Kāmasūtra, à l’homosexualité féminine (p. 120-121). Vātsyāyana est le seul auteur de son temps à en traiter : il décrit non seulement des femmes utilisant des godemichés, des fruits et légumes dont la forme évoque le pénis en érection, ou encore des statues d’êtres masculins ithyphalliques, mais aussi des femmes pratiquant l’une avec l’autre des actes sexuels.

Les pratiques sexuelles du citadin aisé et de ses partenaires

Avec des femmes ou avec des hommes, fort nombreuses sont les manières de copuler du citadin aisé décrites systématiquement par le Kāmasūtra en son livre II. Ce dernier commence par une typologie des partenaires en fonction de la taille de leurs organes sexuels – les hommes pouvant être étalon, taureau ou lièvre, et les femmes éléphante, jument ou hase –, et aussi selon leur endurance et leur tempérament. Viennent ensuite les façons d’embrasser et de donner des baisers, de griffer et de mordre, et enfin les positions et les pratiques pour lesquelles le Kāmasūtra est célèbre. Toute cette gymnastique parfois improbable ou réservée à des experts peut s’accompagner de gifles données par l’homme et de gémissements de la femme. Le chapitre se conclut avec des considérations sur l’art de commencer et de conclure, sur les modalités de la passion qui donne sa coloration particulière à l’acte sexuel, sur les possibles fantasmes accompagnant ce dernier, sur la possibilité, pour le citadin aisé, d’exercer, sans la moindre civilité, comme nous l’avons vu, ses talents avec une paysanne ou une servante, et sur les querelles qui peuvent survenir entre les amants.

Dans le chapitre intitulé « The Mare’s Trap : The Nature and Culture of Sex » (p. 125-146), Wendy Doniger affirme sans détour à propos de ce livre II que, contrairement à ce que prétend la sexologie contemporaine, la taille compte et que si, idéalement, l’égalité est ce qu’il y a de mieux, il est en réalité préférable que l’homme soit mieux doté, car la femme est par nature « plus grosse » (p. 128). La taille des organes sexuels a un impact majeur sur le désir, qui est aussi déterminé par deux autres critères : la durée et l’intensité. D’une manière générale, la femme telle que la conçoit Vātsyāyana a un désir huit fois supérieur à celui de l’homme et elle est de surcroît plus difficile à satisfaire que lui. La question est donc pour l’homme de parvenir à lui faire atteindre l’orgasme : taille du pénis et endurance sont à cet égard déterminantes selon le Kāmasūtra.

Wendy Doniger repère néanmoins dans le texte divers moyens de pallier la déficience sexuelle masculine, qui vont de postures et de contractions spéciales auxquelles recourt la femme, dont le « piège de la jument » (mare’s trap) quand elle chevauche l’homme (p. 138), à l’utilisation de jouets sexuels et de toute une pharmacopée. Elle montre aussi que davantage que les hommes, les femmes sont identifiées à des animaux par Vātsyāyana : « les huit types de cris » (2.7.16) qu’elles émettent dans l’acte sexuel n’ont rien d’humain et ressemblent à des cris d’oiseaux. Ces cris, qui sont parfois du refus et des plaintes de douleur, ne sont pas pris en compte par l’homme, qui manifeste alors, dit Wendy Doniger, une mentalité de violeur (p. 68 et 141).

L’imagerie animale du texte concerne aussi les mouvements sexuels : ainsi, selon leur vigueur, les coups de boutoir de l’homme sont dits « du sanglier » ou « du taureau », et des ébats enflammés sont comparés à l’agitation des moineaux. Pour Wendy Doniger, tout cela, de même que la caractérisation sexuelle par trois catégories d’animaux, implique qu’en un sens, « même quand il est pratiqué selon le livre, le sexe (...) est bestial » (p. 141).

Mais en un sens seulement, car les humains « peuvent utiliser la culture » (p. 142). Vātsyāyana fait en effet d’entrée de jeu remarquer qu’à la différence des animaux qui gèrent par eux-mêmes et spontanément leur vie sexuelle, l’homme et la femme dépendent l’un de l’autre, que leur sexualité est plus réprimée que celle des animaux et que pour la gérer au mieux, ils ont besoin d’un texte de méthode, à savoir... le Kāmasūtra.

Pas d’anthropologie sans mythe et sans histoires

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Miniature indienne sur ivoire à sujets érotiques
Source : Drouot Online

Il est une autre dimension culturelle dans laquelle baignent les citadins et les citadines aisés du Kāmasūtra : celle qui concerne la mythologie et les histoires, sur lesquelles se penche Wendy Doniger dans le chapitre 3 de son livre, « The Mythology of the Kāmasūtra  » (p. 71-91). Vātsyāyana en effet attribue à des personnages de la mythologie hindoue la rédaction initiale des traités concernant dharma, artha et kāma. Wendy Doniger montre également comment Vātsyāyana et son commentateur Yaśodhara détournent diverses histoires bien connues de la mythologie brahmanique, dont plusieurs tirées des deux grandes épopées sanskrites, pour expliquer certaines situations, donner de salutaires conseils et lancer des avertissements tant aux hommes qu’aux femmes.

Le texte et son histoire

Dans le dernier chapitre de son livre, Wendy Doniger raconte à son tour une histoire : « The Rise and Fall of Kāma and the Kāmasūtra » (p. 147-164). Elle commence par faire la préhistoire de l’événement qu’a représenté l’apparition du Kāmasūtra, en rappelant l’histoire du traitement du thème du désir amoureux dans la littérature brahmanique, du Veda à la littérature de cour en passant par les Upaniṣads et les Tantras. Elle ajoute ensuite que « le Kāmasūtra exerça une profonde influence sur la littérature indienne subséquente, particulièrement dans la vie de cour et la société sans classe des privilégiés qu’il décrit longuement » (p. 152).

Tournant dans la section suivante son regard vers l’époque coloniale, Wendy Doniger lie le recul (la « détumescence », s’amuse-t-elle à écrire) du Kāmasūtra à l’influence du protestantisme britannique. Pour elle, les mouvements hindous d’aujourd’hui qu’elle regroupe sous l’appellation de « néo-Vedānta » sont les héritiers de cette censure, reprise à son compte par l’hindouisme politique dont les tenants sont au pouvoir en Inde à présent. Toutefois, note-t-elle, il se trouva des intellectuels libéraux hindous pour attribuer le déclin de la littérature érotique indienne au prétendu fanatisme religieux des souverains moghols, et pour blâmer conjointement la religiosité musulmane et le victorianisme des coups portés à l’érotique indienne. Même si Wendy Doniger ne rejette pas en bloc cette argumentation, elle rappelle tout de même l’intérêt que des nobles et des souverains musulmans eurent pour les littératures hindoues en général et pour la littérature érotique en particulier, patronnant des traductions en persan et des représentations picturales explicites. Elle rappelle aussi que l’Inde avait de longue date « ses traditions autochtones de pruderie, en opposition à sa propre sensualité » (p. 154).

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Le Temple Kandariya Mahadeva (Khajurâho)
Source : Swati Bhatt

Dans ce contexte, Wendy Doniger accorde une attention toute particulière à la première grande traduction occidentale du Kāmasūtra : celle de Richard Francis Burton (1821-1890), l’un des livres anglais les plus piratés après sa parution en 1883 et qui ne fut légalement publié au Royaume-Uni et aux États-Unis qu’en 1962. Dans cette traduction, pour laquelle Burton fut assisté de deux paṇḍit indiens et d’un co-traducteur anglais, Wendy Doniger voit une «  mistranslation  » (p. 156), reprochant à Burton divers changements dans le texte et surtout son traitement des femmes : Burton, par exemple, élimine ou émonde des passages du Kāmasūtra où d’importants privilèges sont accordés aux femmes.

The Mare’s Trap est assurément la meilleure introduction à la lecture du Kāmasūtra, dans la traduction anglaise de Wendy Doniger et Sudhir Kakar pour tous ceux qui ne sont pas à l’aise en sanskrit. Comme nous avons tenté de le montrer ici, l’auteure dégage du traité une forme d’anthropologie du citadin aisé de l’Inde classique, qu’elle aborde – source oblige – essentiellement sous l’angle de sa vie érotique, en accordant une large place à ses partenaires sexuel-le-s dont elle cherche à retrouver la voix. Elle s’attache aussi à mettre en perspective la singularité du texte, son caractère souvent transgressif par rapport aux normes

On retrouve enfin dans ce livre certains des thèmes de prédilection de Wendy Doniger – ceux qui sont si présents dans la somme à contre-courant qu’est son grand livre controversé The Hindus : An Alternative History : les déviants, les exclus, les femmes, les homosexuels, les animaux, le sexe, la violence, etc.

The Mare’s Trap, par l’immense savoir qu’il met en jeu, par la place qu’il fait aux citations du Kāmasūtra, par son style tonique, par la hardiesse de son ton, par les rapprochements inattendus et très parlants qu’il opère entre la culture de l’Inde ancienne et celle de l’occident contemporain, offre un vrai plaisir de lecture.

Pour citer cet article :

Denis Matringe, « Le Kamasutra et ses publics », La Vie des idées , 20 mai 2016. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Le-Kamasutra-et-ses-publics.html

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par Denis Matringe , le 20 mai 2016

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Notes

[1Wendy Doniger a aussi publié en 2002 avec l’écrivain et psychanalyste indien Sudhir Kakar une traduction complète du Kāmasūtra, augmentée de celle d’extraits du principal commentaire de l’œuvre par Yaśodhara Indrapada (13e siècle) : Vatsyayana, Kamasutra. A new translation, by Wendy Doniger and Sudhir Kakar, New York, Oxford University Press, 2002 (repr. Oxford World’s Classics Paperback, 2003 et 2009).

[2Vatsyayana, Kamasutra. A new translation, op. cit., p. ix.

[3Sur ces questions, voir notamment Charles Malamoud, « Sémantique et rhétorique dans la hiérarchie des ‘buts de l’homme’ », Archives européennes de sociologie 22 (1982), p. 215-238, repris dans Charles Malamoud, Cuire le monde : rite et pensée dans l’Inde ancienne, Paris, La Découverte, « Textes à l’appui », 1989, p. 137-161, – et Friedrich Wilhelm, « The Concept of Dharma in Artha and Kama Literature », in The Concept of Duty in South Asia, eds. Wendy Doniger O’Flaherty and J. Duncan M. Derrett, London, School of Oriental and African Studies, 1978, p. 66-79.

[4Wendy Doniger, The Hindus : An Alternative History, New York, Penguin, 2009, p. 204. – Concernant ce livre, on pourra se reporter à Raphaël Rousseleau, « Comment l’hindouisme est devenu une religion », La Vie des idées, 19 novembre 2009.



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