La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
Le succès des chatbots d’IA générative ravive un débat ancien sur l’influence des outils d’information sur nos opinions politiques. Chercheurs, industriels et régulateurs se penchent sur un enjeu susceptible de jouer un rôle important dans la campagne électorale qui s’annonce.
Avant de déterminer le « juste prix » d’un risque, une assurance doit déterminer le collectif au sein duquel les pertes seront partagées. Ce texte revient sur l’histoire de cette construction, des sociétés de secours mutuels aux techniques contemporaines de classification.
Jeanne Tsai et Batja Mesquita montrent que les émotions sont façonnées par des logiques culturelles qui orientent nos relations et nos jugements. Elles interrogent ainsi ce que signifie comprendre autrui dans des sociétés culturellement plurielles.
Avec l’invention du disque, les voix des dirigeants et les chants partisans sortent des meetings pour atteindre villages et foyers. Au rythme des innovations techniques et de l’appropriation du média, une autre histoire des dernières années de la IIIe République se dessine.
En dressant une biographie sociologique du nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Stéphane Beaud rappelle l’alchimie complexe des conditions sociales qui mènent à la réussite.
À propos de : Arezou Azad, The Warehouse of Bamiyan. Economic Life in Medieval Afghanistan, Edinburgh University Press
À propos de : Anton Brender, Géopolitique de la dette. Où va l’épargne du monde ?, Odile Jacob
À propos de : Charles-François Mathis et Steve Hagimont (dir.), La Terre perdue. Une histoire de l’Occident et de la nature XVIIIe-XXIe siècle, Tallandier
En transformant l’épopée homérique en récit de culpabilité, de traumatisme et de rédemption, Christopher Nolan ne se contente pas d’adapter L’Odyssée. Il la soumet à une grille morale, psychologique et politique qui dénature souvent le monde grec qu’il prétend restituer.
Comment protéger les médias du déclin de la sphère publique et de l’emprise croissante des intérêts privés ? Une autre voie est possible, celle de la philanthropie.
Depuis une dizaine d’années, les programmes d’éducation musicale sont souvent justifiés par l’idée qu’ils pourraient favoriser les apprentissages scolaires. L’évaluation d’un programme d’apprentissage intensif du violon dans l’éducation prioritaire invite pourtant à nuancer ces attentes.
Pourquoi la connaissance scientifique ne déclenche-t-elle pas l’action politique requise ? Au-delà du déni ou de l’impuissance, la cause en est peut-être plus profondément dans l’occultation structurelle de nos conditions d’existence.
La biomasse est souvent présentée comme une solution possible – voire miracle – pour contrôler le réchauffement climatique. Mais les capacités étonnantes des plantes restent limitées, notamment par rapport à l’énormité des consommations et émissions actuelles.
À propos de : Eric Klinenberg, Canicule. Chicago, été 1995 : autopsie sociale d’une catastrophe, éditions 205
Les catastrophes et leur lot de tragédies ne cessent de se multiplier et avec elles les travaux qui, en sciences humaines et sociales, s’efforcent de comprendre ce qui peut faire sens dans leur répétition. C’est à ressaisir la nature de ces recherches qu’est consacré ce dossier que La Vie des idées ouvre aujourd’hui.
Le monde universitaire et de la recherche est en pleine ébullition. Les motifs d’inquiétude et de colère sont multiples : ils concernent autant les dispositifs d’évaluation de la recherche et les conditions d’exercice de l’autonomie que la mastérisation de la formation des enseignants et la réforme du statut des enseignants-chercheurs.
La TMM a pris une grande importance dans le débat politique aux États-Unis. Trois points de vue différents se confrontent dans ce dossier autour de ce sujet controversé.
Révolutionnaire ralliée à Lénine, ministre bolchevik féministe, écrivain polyglotte, « sexuellement émancipée », intellectuelle ayant pensé la famille, l’État ou les nationalités : la modernité d’Alexandra Kollontaï (1872-1952) saute aux yeux.
Romancière, militante et théoricienne lesbienne, Monique Wittig (1935-2003) a mené une réflexion sur l’oppression dans laquelle l’hétérosexualité enferme les femmes. Inspirée par le féminisme matérialiste, son œuvre est cependant loin de se limiter à son concept-phare, la « pensée straight ».
L’autrice sud-coréenne, prix Nobel de littérature en 2024, raconte dans l’un de ses romans la décision implacable d’une jeune femme qui rompt avec la viande et le sexe. Ce faisant, la littérature fait sécession avec une société emportée par sa vitesse et ses oublis.
Jeanne Tsai and Batja Mesquita show how emotions are shaped by cultural logics that orient our relationships and judgments. Their conversation raises a broader question: what does it mean to understand others in culturally plural societies?
How does art acquire commercial value? In this book, two historians concentrate on the “first market” for art, which exists prior to the resale market and speculative strategies. It examines the decisive moment when an artwork leaves the studio, the artist sets their price, and the artwork reaches the public.
Part celebration, part demonstration, the activist carnival has emerged as a form that blends festive traditions and subversive politics. As a strategy for mobilization as well as transgression, carnival blurs the boundary between revolt and theater.
About: Isabelle Dasque, Le pouvoir des femmes de diplomates, XIXe-XXIe siècles, Nouveau Monde Éditions
About: Axelle Brodiez-Dolino, ATD Quart Monde, une histoire transnationale. La lutte contre la pauvreté, d’un bidonville à l’Onu, Presses universitaires de France
About: Sacha Lévy-Bruhl, Le grand renversement de l’État social, Presses universitaires de France