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L’affaire Spinoza

À propos de : Maxime Rovere, Le clan Spinoza, Flammarion


Sur la vie de Spinoza, on a beaucoup écrit et spéculé — particulièrement pour expliquer son exclusion de la communauté juive. M. Rovère rouvre le dossier et en propose une version à la fois originale et romancée.

Aucun autre philosophe, à l’exception peut-être de Socrate et Nietzsche, n’a sans doute reçu l’attention portée à Bento Spinoza (1632-1677) parmi les milieux artistiques, littéraires et populaires. Sa vie, sa pensée et la portée de son œuvre ont fait l’objet de nombreux romans, de pièces de théâtre, de poèmes, de peintures, de sculptures, et même d’œuvres de musique et d’opéra. Son nom et son visage ont été utilisés pour la commercialisation de différents produits, dans les domaines du divertissement, du loisir et de la consommation – des cafés aux groupes de rock en passant par les bagels. (En revanche, combien dénombre-t-on de romans cartésiens, d’opéras lockéens ou de ballets humiens ? [1])

Spinoza dans l’esprit populaire

Une raison qui peut expliquer la haute estime en laquelle est singulièrement tenu Spinoza en dehors des murs des universités est à portée de main. Spinoza a été le penseur le plus radical et le plus iconoclaste de son temps. Ses pensées sur la religion, la politique, l’éthique, la psychologie humaine et la métaphysique, présentées dans des traités difficiles qui laissent parfois perplexe, posent les premiers jalons d’une pensée qu’on appelle aujourd’hui « moderne ». Un événement de sa vie séduit peut-être plus que les autres : alors qu’il est encore un jeune homme, il est exclu de la communauté juive portugaise d’Amsterdam pour des raisons qui demeurent obscures, quoique faciles à comprendre. Tout le monde aime les rebelles, et particulièrement celui dont on partage les valeurs, et dont on pense qu’il a été injustement puni par les gens au pouvoir.

La plupart des ouvrages de littérature marqués par l’empreinte spinoziste, de façon explicite ou implicite, font de lui soit l’objet qui inspire le dévouement qui marque l’existence d’un personnage, soit, si le roman se passe à l’époque de Spinoza, une figure fascinante tapie en arrière-plan de l’intrigue. Le clan Spinoza de Maxime Rovère, par contre, est un ouvrage de « fiction » sur Spinoza en personne, un ouvrage soigné, documenté et éclairant qui s’envisage, l’auteur le note lui-même, comme « une recherche pour approcher, par tous les moyens littéraires, la ‘vérité’ d’un univers aujourd’hui disparu » (9). Le livre de Rovère n’est pas seulement un compte rendu romancé et divertissant de la vie et de l’époque de Spinoza – sa famille, ses amis, ses passe-temps, ses écrits et ses controverses s’inscrivent tous dans le monde tumultueux de la politique et de la religion néerlandaises du dix-septième siècle –, il propose également une introduction contextualisée historiquement à la pensée de Spinoza, qui s’adresse aussi bien aux non-spécialistes qu’aux intellectuels. « Je souhaitais étudier, » affirme Rovère, « comment la pensée trouve son chemin dans le concret d’une vie » (558).

La distribution des personnages est connue des spécialistes de Spinoza. Et il s’agit d’une distribution haute en couleur : des rabbins de Venise, du Portugal, du Maroc, de Thessalonique, dont un certain nombre d’entre eux ne s’entend pas du tout ; des marchands, des épiciers, des médecins, des avocats, des metteurs en scène, des professeurs de latin et des hommes politiques néerlandais, dont la plupart sont libéraux, voire même radicaux parfois ; des théologiens et des ecclésiastiques dont l’orthodoxie varie en intensité ; même des propriétaires terriens bienveillants, des notaires consciencieux et des bandes incontrôlables et meurtrières. Tous ces personnages favorisent la bonne narration et Rovère en tire profit.

Le roman s’ouvre sur les aïeuls de Spinoza – ses grands-parents, tandis qu’ils fuient le Portugal à la suite du décret de Manuel Ier qui ordonne la conversion de tous les Juifs du Royaume, et aboutit à la traque menée par l’Inquisition des Nouveaux Chrétiens hypocrites qui pratiqueraient le judaïsme en secret. La famille, emmenée par Miguel, le père de Spinoza, passe par Nantes et s’installe finalement à Amsterdam, où naît le futur philosophe. Avant la fin des années 1630, Miguel est déjà veuf deux fois, et engagé dans l’import-export de fruits, d’huile et de vin, tandis que ses fils étudient à l’école Talmud Torah de la congrégation séfarade. La famille prospère et devient relativement éminente au sein de la communauté juive d’Amsterdam : Miguel est au service du ma’amad, le bureau des directeurs, de la congrégation. Pourtant, les affaires familiales souffrent d’importantes pertes quand la guerre et la piraterie en haute mer font payer un lourd tribut aux navires de Miguel. Au moment où Bento et son frère Gabriel prennent la relève de leur père après sa mort en 1654, l’affaire est criblée de dettes très importantes que les jeunes gens ne peuvent rembourser (Spinoza semble ne pas être taillé pour les affaires de toute façon ; Rovère fait d’ailleurs le récit des tentatives incompétentes et humiliantes de Spinoza pour récupérer ses pertes auprès des frères Alvares, personnages arrogants et violents.)

Avant le début de 1656, Spinoza ne fait pas seulement l’expérience d’une perte de foi religieuse, mais il se détourne également de la vie marchande pour diriger son attention vers des activités intellectuelles plus gratifiantes. (Pour de plus amples informations sur cette réorientation, voir l’esquisse autobiographique rare qui ouvre le Traité de la réforme de l’entendement, composé aux alentours de 1658 mais trop vite laissé inachevé.) Il commence à étudier la philosophie – et le latin, pour accéder aux œuvres de Descartes et d’autres – et construit déjà sans aucun doute la pensée hétérodoxe qui scandalisera ses contemporains.

L’événement capital de la vie de Spinoza est évidemment le herem (ou l’exclusion) dont le frappent des chefs profanes de l’école Talmud Torah en juillet 1656, alors qu’il n’est âgé que de vingt-trois ans. Spinoza est ostracisé pour ses « hérésies abominables et ses actes monstrueux », même si le lecteur n’en apprend pas davantage sur la nature de ces offenses. Le document conservé, une litanie de malédictions et de damnations, est plus sévère qu’aucun autre jamais délivré par la communauté. À la différence des autres exclusions prononcées par le ma’amad à cette période, il n’est jamais rescindé. Spinoza est désormais, selon les termes de son herem, « exclu de la nation Israël » de façon permanente.

Rovère allie le travail d’un historien rigoureux au talent d’un romancier lorsqu’il évoque des pensées personnelles et des dialogues interpersonnels qui, bien qu’ils ne soient que le fruit de son imagination littéraire, sonnent pourtant parfaitement plausibles au lecteur. Ainsi, tandis que Spinoza fait face à la perspective de la faillite, Rovère imagine la discussion qu’entretiennent Spinoza et son frère pour savoir si, oui ou non, ils doivent accepter une forme d’aide de la part de la communauté – soit un emploi à la bibliothèque ou à l’école, soit un billet pour les colonies du Nouveau Monde :

Dans le secret de leur maison, Spinoza débat de ces possibilités avec son frère en se rasant la barbe. Il n’épargne pour la première fois qu’une moustache noire, en V inversé, bien nette au-dessus de la lèvre. Avec une sorte de surprise, il se tourne vers Gabriel :
— Dis ! Qu’est-ce que tu en penses ?
Gabriel s’approche, touche le menton de son aîné, fait pivoter sa mâchoire.
— Chais pas. Tu fais plus espagnol. Ou français. Vas-y, parle français ?
— Veuillez m’excuser, mon cher frère, articule Bento en tapotant ses joues de sa serviette, je dois partir prendre des cours à l’école. Ne m’attendre point pour souper car je étudiai, non attends, je étudierai toute la soirée. Mais nous nous rêverons bientôt, je crois.
— Ahahahaha, crie Gabriel en se frappant les cuisses, excellent ! Excellent ! Tu ressembles à papa ! (171)

Il n’existe pas de preuve tangible qu’une telle discussion ait bien eu lieu. On ne sait même pas quelle réhabilitation, si tant est qu’il en ait été question, la communauté a proposé à Spinoza pour l’aider dans ses difficultés financières. Mais ce n’est pas ce dont il est question. La reconstruction inventive de Rovère ne froisse pas la crédulité, et elle ajoute un peu de personnalité et de couleur (et même un peu d’humour) à une période de la vie de Spinoza dont on ne sait véritablement que très peu de choses.

En fin de compte, Spinoza n’accepte aucune aide de la communauté ; il n’abandonne pas la Hollande non plus. C’est l’esprit tranquille qu’il aurait accepté son ostracisme. Selon l’un de ses premiers biographes, il aurait même accueilli la nouvelle en ces termes : « J’emprunte avec plaisir le chemin qui s’ouvre devant moi, animé du réconfort que mon départ sera plus innocent que ne le fut l’exode des premiers Hébreux d’Égypte. » Rovère interprète cet événement comme une expérience libératrice : « La décision des parnassim délivre Spinoza d’un véritable cauchemar. Désormais, il ne doit plus répondre de rien, et en retour, il ne peut plus répondre à quoi que ce soit ». (191) Il n’en reste pas moins que le herem de Spinoza est une épreuve très difficile et douloureuse à traverser, qui entraîne, tel que cela a été le cas, la perte de pratiquement tout ce qu’il a connu jusqu’alors : sa famille, son domicile, ses moyens d’existence, et peut-être même sa place dans le monde.

Le herem de Spinoza

De nombreux spécialistes ont émis des hypothèses sur les raisons du herem de Spinoza. S’explique-t-il parce que Spinoza s’est tourné vers les autorités néerlandaises pour se déclarer mineur et orphelin et ainsi se libérer des dettes héritées de son père (et, soit dit en passant, être nommé créancier préférentiel du patrimoine de sa mère) ? Une telle manœuvre légale va à l’encontre des règles des Séfarades d’Amsterdam et de la Loi juive, et ne peut résulter qu’en l’exclusion de la communauté de marchands et de professionnels qui mènent la communauté. [2] Par contre, l’attaque au vitriol menée contre Spinoza dans son herem laisse penser qu’il ne s’agit pas que de cela, comme le suggère la mention de ses « abominables hérésies ». Il est plus probable que Spinoza ait reçu ces lourdes sanctions à cause de sa pensée – et justement de ses idées sur Dieu, la Bible, les miracles et la Loi juive, qu’il commence à mettre par écrit en à peine deux ans. Pourtant, Rovère prend le parti de l’explication financière et légale. Selon lui, la mention d’« abominables hérésies » est une simple insertion du Grand-rabbin Saul Levi Morteira qui ne vise d’autre but que d’asseoir son autorité en conférant aux questions spirituelles une supériorité sur les questions juridiques. (189)

Même si l’on souscrit à la thèse financière et légale – et ce n’est pas mon cas – certains éléments philosophiques ne peuvent être écartés si facilement. Après tout, dans son Éthique, qu’il commence à écrire à peine sept ans après son herem, Spinoza rejette le transcendant, le providentiel, la déité surnaturelle des religions abrahamiques et identifie Dieu avec la Nature. Il soutient, en outre, que tout ce qui se passe dans le cosmos s’origine dans les principes inviolables de la Nature. Ainsi, les miracles sont impossibles d’un point de vue métaphysique. Un tel déterminisme causal et absolu s’applique aussi bien aux esprits qu’aux corps, tant et si bien qu’il ne peut y avoir de libre arbitre. La vertu et la liberté sont simplement la traduction d’une recherche égoïste d’intérêts personnels influencée non pas par les élans de passion mais par la raison et l’entendement, tandis que le bonheur s’apparente à la sérénité et la quiétude qui accompagnent la compréhension intellectuelle de la nature. Par-dessus tout, il n’existe rien qui s’apparente à une vie après la mort ou un « monde à venir ». La doctrine de l’âme immortelle promise à la récompense ou au châtiment éternel n’est rien d’autre qu’une fiction pernicieuse dont usent les chefs des religions organisées pour contrôler l’existence de gens prisonniers d’un espoir et d’une peur irrationnels.

Dans le même temps, dans le Traité théologico-politique débuté en 1665, moins de dix ans depuis le herem, Spinoza mène son projet moral, politique et religieux de liberté en sapant considérablement l’autorité de la Bible hébraïque et de ceux qui la brandissent pour obtenir le pouvoir dans le domaine des affaires publiques et privées. Spinoza l’affirme, le texte sacré n’est qu’une œuvre littéraire, et elle est même plutôt « malhonnête et tronquée ». La Loi juive – et celle qui concerne les observances de cérémonie en particulier – n’a désormais plus raison d’être, suite à la destruction du Temple de Jérusalem et le déclin des royaumes israélites. Les véritable piété et religion, par opposition à la superstition, consistent simplement à se montrer juste et charitable envers autrui. D’un point de vue politique, Spinoza, tout comme Hobbes, soutient que l’État trouve son origine dans une alliance naturelle par laquelle les individus, qui cherchent le secours nécessaire pour se défaire de l’insécurité de l’état de nature, abandonnent certains droits pour se lier à un souverain auquel ils doivent obéissance. Le gouvernement de cet État (y compris le contrôle exercé sur la pratique religieuse) revient uniquement aux autorités civiles, et non aux ecclésiastiques.

Ce ne sont pas là des pensées susceptibles de plaider en faveur des rabbins ou des chefs profanes d’une jeune communauté juive moderne. En effet, avec ces thèses philosophiques incroyablement effrontées, le nom de Spinoza devient, au dix-septième siècle, synonyme d’athéisme, d’irréligion, d’immoralité et même, de façon plutôt trompeuse, de matérialisme. Et il existe un certain nombre de bonnes raisons documentées pour penser que Spinoza considère ces pensées, et les proclame même peut-être, au moment de son herem.

Après quelques années d’exclusion, Spinoza quitte Amsterdam et s’installe dans le petit village de Rijnsburg, en dehors de Leyde. Puis, il déménage à Voorburg, et finalement à La Haye. Durant la deuxième moitié de sa vie, son cercle de connaissances et de correspondants s’étend de façon intéressante : Henry Oldenburg, premier secrétaire de la Royal Society ; la famille Huygens ; le chimiste Robert Boyle ; Lambert van Velthuysen, philosophe cartésien d’Utrecht ; un marchand de grains véreux de Dordrecht du nom de Willem van Blijenburgh ; les philosophes allemands Gottfried Wilhelm Leibniz et Walter Ehrenfried von Tshirnhaus, et bien d’autres. Mais parmi ces différents cercles, le plus intime de Spinoza demeure le plus important : c’est « le clan Spinoza », constitué d’amis de longue date qui lui sont dévoués et croient profondément en ses projets. Ce clan comprend des personnalités aussi diverses que celles de Lodewijk Meijer, Jarig Jellesz, Pieter Balling, Johannes Bouwmeester, Simon Joosten de Vries et Jan Rieuwertsz. Il s’agit de libres penseurs, de radicaux et de membres de sectes réformées dissidentes qui poussent Spinoza à développer sa pensée et à publier ses écrits et qui s’arment de courage à la mort de Spinoza – compte tenu du tollé et des condamnations qui suivent la publication « scandaleuse » du Traité théologico-politique en 1670 – pour publier des éditions latines et néerlandaises de la correspondance et des écrits encore inédits.

La subjectivité du roman historique

Rovère est un auteur consciencieux qui ne manque pas d’insérer dans son récit autant de certitudes que possible sur la vie et le milieu de Spinoza. Il est aussi enclin à laisser au lecteur la liberté de démêler le vrai du faux et ce qui relève de l’exagération. En dépit de son désir exprimé d’« en finir avec toutes les ‘mythologies’ accumulées autour de Spinoza », il se montre capable d’inclure dans son récit des épisodes apocryphes tels que la tentative d’assassinat qui aurait été perpétrée contre Spinoza, pour lequel on ne compte qu’une seule source, Pierre Bayle, qui n’a pas connu Spinoza en personne et qui a écrit sur le sujet bien après la mort du philosophe.

Cette approche éclectique, qui produit un conte vivant et captivant, illustré de détails et d’anecdotes, pose un véritable problème à de nombreux lecteurs de ce « roman ». Où s’achève le fait historique et où commence la narration fictive ? Le lecteur profane et non-spécialiste saura-t-il que les conversations entre Spinoza et son frère, ou celles entre Spinoza et l’avocat qui le soutient devant une faillite imminente, sont complètement inventées et ne se basent sur aucune source documentée quelle qu’elle soit ? En restera-t-il à penser qu’un cahier de Miguel de Spinoza a bel et bien été conservé, et qu’il rapporte des moments importants de sa vie au sein de la communauté juive portugaise ? Rovère fait également des choix chronologiques étranges – il place par exemple la rédaction du Traité de la réforme de l’entendement (que les spécialistes situent au plus tôt en 1658) avant le herem. Et puis il y a, à l’occasion, certaines erreurs factuelles, comme la rencontre entre le rabbin Manasse ben Israël et son frère Ephraim à Middleburg en 1657, après le retour de Manasse en Angleterre, suite à l’échec de sa mission, au nom de la réadmission des Juifs dans le pays (208) – en réalité, Ephraim est mort en 1640.

Spinoza est enfin traité par un romancier qui se trouve être également philosophe de profession. Le récit de Rovère traite d’un large éventail de questions, et il rend justice à la pensée, aux personnalités et aux événements avec une grande maîtrise. De plus, pour construire son récit, Rovère s’est manifestement appuyé sur d’abondantes sources primaires et secondaires, dont il fait un usage excellent. Il en cite d’ailleurs quelques-unes, notamment les premières sources bibliographiques publiées sur le sujet, telles que celle de Jean-Maximilien Lucas, qui n’est certes pas la plus fiable. Mais il n’est fait mention nulle part, pas même en postface ou en bibliographie, des nombreux universitaires qui, au cours des siècles et par leur travail méticuleux sur les archives, ont fait la lumière sur la vie et la pensée de Spinoza, l’histoire des communautés juives d’Amsterdam, ainsi que les fortunes politiques, religieuses et économiques diverses qui ont marqué le Siècle d’or néerlandais. Tout cela n’apparaît que sur un site internet qui présente un grand nombre de références bibliographiques et de notes. Rovère reconnaît ainsi les efforts de ceux qui ont rendu possible l’écriture de ce romain historique/cette histoire romancée, qui s’avère captivant, divertissant et instructif (et en grande partie, très fidèle à la réalité). Cependant, la majorité des lecteurs profanes ne prendront pas la peine de se rendre sur le site internet, du moins durant la lecture de l’ouvrage. Pour ma part, j’aurais aimé trouver dans le livre lui-même une sorte de reconnaissance de cette recherche scientifique importante, mais j’imagine que ce n’est qu’une question de goût.

Recensé : Maxime Rovere, Le clan Spinoza, Paris : Flammarion, 560 p.

Pour citer cet article :

Steven Nadler, « L’affaire Spinoza », La Vie des idées , 24 janvier 2018. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/L-affaire-Spinoza.html

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par Steven Nadler , le 24 janvier

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Notes

[1Je laisse de côté les biscuits Leibniz, délicieuse exception qui confirme la règle.

[2Voir Odette Vlessing, « The Excommunication of Baruch Spinoza : The Birth of a Philosopher », dans Jonathan Israel et Reinier Salverda (éd.), Dutch Jewry : Its History and Secular Culture, 1500-2000, Leiden, Brill, 2002, pp. 141-172.



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