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Deleuze et Guattari : ontologie ou richesse concrète du sensible

À propos de : B. Preteseille & J. Rosanvallon, Deleuze & Guattari à vitesse infinie, Ollendorff & Desseins.


La philosophie de Deleuze et Guattari fait l’objet de travaux de plus en plus nombreux et variés : en témoigne un ouvrage articulant dessins et concepts. Cependant, l’interprétation de cette pensée comme une entreprise de refondation de l’ontologie fait abstraction de toute la richesse concrète de leurs investigations.

Recensé : Jérôme Rosanvallon et Benoît Preteseille, Deleuze & Guattari à vitesse infinie, vol. 1, Ollendorff & Desseins, 2009, 156 p., 24 euros.

Deleuze & Guattari à vitesse infinie est la première partie d’un ouvrage en deux volumes (dont le deuxième n’est pour l’instant pas encore paru) coécrit par Jérôme Rosanvallon (doctorant en philosophie des sciences à Paris VII) et Benoît Preteseille, éditeur et auteur de bande dessinée, auteur des dessins qui accompagnent le texte, non pas comme une simple « illustration » mais comme une partie intégrante du volume. Les dessins interviennent pour traduire en images les espaces-temps complexes que les ouvrages de Deleuze et Guattari mettent en scène et que la réflexion de Jérôme Rosanvallon s’efforce de traduire en concepts [1].

Disons d’emblée que ce premier volume de l’ouvrage fait naître beaucoup d’espoirs, vite déçus par son contenu (au moins en partie). La quatrième de couverture annonce « une introduction intelligible au couple phare de la philosophie française contemporaine », un « ambitieux mais accessible essai illustré » qui permettrait de « saisir les véritables enjeux de la pensée de Deleuze et Guattari ». Or, cet essai ne constitue pas du tout une « introduction », puisqu’il présuppose de la part du lecteur une grande familiarité avec les textes des deux penseurs, ainsi qu’avec la philosophie des sciences, et qu’il propose une interprétation forte de leur pensée, orientée vers la recherche d’une métaphysique et d’une ontologie deleuzo-guattarienne [2], comme on essaiera de le montrer dans les pages qui suivent.

Une philosophie commune

L’aspect le plus intéressant de l’ouvrage apparaît, à nos yeux, dans l’introduction, qui affirme avec clarté l’intention d’« établir de façon sinon définitive du moins irréversible le fait que Deleuze et Guattari ont construit une philosophie commune qui a sa cohérence et son autonomie propres. » (p. 15). Comme un certain nombre, encore trop réduit, de lecteurs de cette œuvre [3], les deux auteurs refusent de lire dans cette philosophie le simple prolongement de celle que Deleuze a développée pour son compte et d’annexer purement et simplement la pensée de Guattari à celle de Deleuze. Ils reconnaissent ainsi l’existence d’une « philosophie commune » aux deux auteurs, qui depuis les débuts doit autant aux apports de Guattari qu’à ceux de Deleuze et interrogent le sens d’une écriture en duo, événement rarissime dans l’histoire de la philosophie, qu’ils comparent à plusieurs reprises à la démarche de Karl Marx et Friedrich Engels. En s’appuyant sur les nombreux textes et entretiens où les deux penseurs reviennent ensemble ou séparément sur les modalités de leur collaboration, les auteurs affirment que Guattari a joué pour Deleuze le rôle de « pourvoyeur de nouvelles idées et d’explorateur de nouveaux continents », même si Deleuze a pris en charge la forme finale des textes, où l’on reconnaît plus facilement son style d’écriture. L’ouvrage a également le mérite de signaler l’apport essentiel de Félix Guattari à l’écriture du dernier ouvrage signé en 1991 par Deleuze et Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?, dont on a souvent attribué la paternité au seul Deleuze. L’idée de variation de l’infini à vitesse infinie, qui constitue le cœur même de la lecture proposée par l’ouvrage, n’apparaît nulle part dans l’œuvre de Deleuze avant Qu’est-ce que la philosophie ?, mais s’enracine dans la pensée de Guattari qui y réfléchit dès Cartographies schizoanalytiques (1989) et y revient ensuite dans son dernier ouvrage, écrit peu avant sa mort, Chaosmose (1992). Jusqu’en 1991, donc, la machine d’écriture formée par Deleuze et Guattari restera une machine commune.

Mais l’introduction situe également l’enjeu central de l’ouvrage, à notre avis éminemment discutable et réducteur, qui consiste à montrer que la philosophie de Deleuze et Guattari serait avant tout « une ontologie, une théorie de l’être, dont la politique autrement dit le réel socio-historique n’est jamais qu’un aspect. » (p. 23). La pensée politique et esthétique des deux philosophes ne ferait ainsi que « découler », de façon somme toute marginale, de leur ontologie commune, lue à la lumière de la philosophie des sciences et des perspectives ouvertes par la philosophie quantique. Si le terrain de rencontre des deux penseurs fut avant tout politique (notamment la « rupture instauratrice » de mai 68), les auteurs de Deleuze & Guattari à vitesse infinie considèrent que, dès la théorie du désir exposée dans L’Anti-Œdipe en 1972, le projet de Deleuze et Guattari a été d’emblée et avant tout un projet ontologique, d’une « ontologie d’emblée politique ou encore une politique d’emblé ontologique dont l’inspiration et l’orientation sont de part en part spinozistes. » Mais c’est avec Mille plateaux et puis Qu’est-ce que la philosophie ? que, en abandonnant progressivement le terrain encore trop « déterminé » de la psychanalyse, les deux auteurs auraient pu enfin explorer de nouveaux territoires ontologiques, une nouvelle métaphysique capable de nous aider à interpréter l’état actuel de notre civilisation comme les dernières avancées de la science contemporaine.

Ce parti pris interprétatif est loin d’être nouveau dans la récente histoire des lectures de la philosophie de Deleuze et Guattari (attribuée en général, comme les auteurs ont le mérite de le signaler, au seul Deleuze) : on le retrouve en 2001 dans L’Ontologie de Gilles Deleuze de Véronique Bergen et dans La clameur de l’Etre d’Alain Badiou, publié en 1997. De façon très significative, d’ailleurs, ces deux essais ignorent complètement la période d’écriture commune à Deleuze et Guattari et les ouvrages qui en sont issus, jugés visiblement comme « indignes » d’une « authentique » réflexion philosophique. Ces lectures, qu’on pourrait définir autoritaires ou même totalitaires, tant elles effacent la multiplicité des thèmes abordés par Deleuze et Guattari et leurs implications politiques et esthétiques, peuvent être comparées (toute proportion gardée) à la célèbre lecture de Nietzsche par Heidegger, qui annexe la rupture philosophique inaugurée par Nietzsche à l’horizon conceptuel de son illustre interprète. Le débat qu’elles suscitent, loin de se circonscrire à des questions d’exégèse deleuzo-guattarienne, dont l’intérêt resterait assez limité, nous pousse à nous interroger sur l’interprétation même de l’objet de réflexion de « la » philosophie ou de « la » politique.

Tout d’abord, Deleuze et Guattari ne réfléchissent aucunement à une politique qui serait, comme l’écrivent les deux auteurs de l’ouvrage, le « réel socio-historique ». Toute leur œuvre commune ne cesse d’interroger « le » politique, dans ses devenirs historiques comme dans les perspectives ouvertes par la multiplication des expérimentations extemporanées et imprédictibles d’une « politique mineure », comme le lieu d’émergence d’événements qui, dans leur philosophie, ne se réduisent jamais aux simples « faits » ou au « réel » mais sont porteurs d’une dimension virtuelle irréductible à une simple actualisation. Ainsi, dans tout l’ouvrage, il ne sera pratiquement jamais questions des aspects, jugés trop « déterminés », de la pensée de Deleuze et Guattari, qui pourraient nous aider à penser le présent et ses devenirs, de façon bien plus efficace qu’une simple réflexion sur l’ontologie : le débat avec la psychanalyse, la pensée du corps et de la technique qui se dégagent de L’Anti-Œdipe, les dimensions politiques des « langues mineures » introduites dans Kafka. Pour une littérature mineure en 1975, le « devenir-animal » et les ritournelles, la visagéité et les machines de guerre, les espaces lisses et striés, les nouveaux concepts du territoire qui émergent de Mille plateaux et les multiples dimensions de leur approche des arts [4].

S’il est tout à fait légitime de s’interroger sur l’ « ontologie » de Gilles Deleuze, qui s’est toujours présenté (comme le soulignent les deux auteurs), comme un métaphysicien, on peut également se demander si l’on peut encore parler d’ontologie à propos de la philosophie de Deleuze et Guattari, que l’ouvrage présente (à juste titre, d’ailleurs) comme une pensée polymorphe de la variation infinie. Autrement dit, c’est le principe même d’unité et de totalisation impliqué par le recours à l’ « être », qui pourrait être incompatible avec l’univers de multiplicité, de variations et d’événements qui surgit de la pensée deleuzo-guattarienne. La réponse pourrait se trouver, d’ailleurs, dans les propos de Deleuze lui-même. En 1977, dans ses Dialogues avec Claire Parnet [5], en parlant de son intérêt pour l’empirisme anglais et pour la philosophie de Hume en particulier, le philosophe critique l’interprétation courante qui fait de l’empirisme une doctrine suivant laquelle l’intelligible « vient » du sensible. Mais, plus généralement, il s’oppose à la démarche des historiens de la philosophie qui ont le don « d’étouffer toute vie en cherchant et en posant un premier principe abstrait [6] ». Partir d’un premier grand principe (l’Etre, le Moi, le Sensible ou l’Intelligible) permet d’oublier la richesse concrète du sensible, alors que « les choses ne commencent à vivre qu’au milieu ». La vraie découverte des empiristes est donc celle d’un monde de relations extérieures à leurs termes, qui forment un monde fait de conjonctions et de disjonctions, de continuités et de ruptures, jamais totalisables. Deleuze propose donc (tout comme Guattari et avec lui) une géographie ou une cartographies de relations non totalisables, qui refusent de se réduire au problème de l’être et au verbe être comme problème fondamental de la philosophie et de son histoire et qui visent à substituer le ET au EST : « Le multiple n’est plus un adjectif encore subordonné à l’Un qui se divise ou à l’Etre qui l’englobe. Il est devenu substantif, une multiplicité, qui ne cesse d’habiter chaque chose [7]. » Se situer, encore une fois, sur le plan « fondamental » et surplombant de l’ontologie pour parler d’une pensée qui s’est inlassablement efforcée de se situer ailleurs, au-delà ou à côté, signifie refuser de relever le défi qui consiste à s’affronter à la multiplicité des concepts et des dimensions du réel, à la « richesse concrète du sensible » à laquelle Deleuze et Guattari ont essayé de donner une place dans la pensée, nous invitant ainsi à renouveler et à approfondir leur geste. Il s’agit, au fond, d’une énième tentative de résistance de la philosophie et des philosophes professionnels à ce qui échappe à leurs catégories, qui permet (encore une fois) d’en effacer la portée politique et esthétique, interprétées comme une simple « dérivation » d’une pensée de l’être. Que cette tentative s’adresse cette fois à l’ « ontologie commune » de Deleuze et Guattari plutôt qu’à l’ontologie du seul Deleuze, ne change rien au fond du problème.

Une ontologie commune ?

Le reste de l’ouvrage se présente comme une suite de « mouvements » qui devraient permettre au lecteur d’approfondir les différents aspects de l’ « ontologie commune » élaborée par Deleuze et Guattari dans les ouvrages qu’ils ont cosignés. Le premier volume (sous-titré De la vitesse infinie de l’être...) développe le premier et le deuxième mouvements (consacrés respectivement à l’immanence et à la théorie de l’être comme « vitesse infinie de variation »), alors que le deuxième (dont la table des matières anticipe le contenu) sera consacré à la « vitesse infinie de la pensée » et comprendra une « théorie du capitalisme » et une « théorie du cerveau ». Pour ce qui concerne la partie de l’ouvrage qu’il nous est donné de lire, l’apparente discontinuité formelle des mouvements n’empêche en rien une continuité, très traditionnelle, du propos : la simple discontinuité formelle n’assure en rien la discontinuité profonde de la pensée et il ne suffit pas de renoncer aux chapitres et aux parties des essais de philosophie traditionnels pour échapper à la dimension « arborescente » de la pensée et pour écrire des « plateaux »... Les deux mouvements du premier volume se décomposent en une série de variations sur le programme naturaliste que les auteurs attribuent à Deleuze et Guattari, sur leur pensée de l’immanence, de la variation, du chaos comme vitesse infinie et de la stratification comme ralentissement primordial.

Le programme ontologique attribué aux deux philosophes est interprété comme un programme « naturaliste », une nouvelle philosophie de la Nature d’inspiration épicurienne, spinoziste et nietzschéenne, dont les auteurs présentent les principales étapes chronologiques : le désir comme processus de production dans L’Anti-Œdipe, les agencements désirants, sociaux et politiques qui structurent l’approche de la littérature dans Kafka. Pour une littérature mineure, le continuum entre nature et culture qui émerge de Mille plateaux (et notamment du plateau intitulé « La géologie de la morale »), et qui s’affirme dans Qu’est-ce que la philosophie ?, puisque « on ne comprend réellement ce qu’est la philosophie qu’en la réintégrant, elle et ses créations (images de la pensée, problèmes et concepts) au sein de la Nature qu’elle ne surplombe en rien » (p. 46). Les pages consacrées au « programme naturaliste » des deux auteurs sont assez emblématiques de l’approche adoptée dans tout l’ouvrage.

En effet, il est sans doute vrai que les deux tomes de Capitalisme et schizophrénie ne cessent de mettre en question les oppositions traditionnelles entre nature et culture, notamment à travers le recours aux « machines » en tout genre (désirantes, abstraites, d’expression, mais aussi techniques). L’homme n’est plus conçu comme le « roi de la création », mais plutôt comme l’être qui est touché par la vie profonde (organique et inorganique) de toutes les formes ou de tous les genres, un « éternel préposé aux machines de l’univers [8] ». Deleuze et Guattari essaient de penser, de façon extrêmement actuelle, des agencements complexes dont certaines composantes sont humaines, d’autres machiniques et d’autres encore naturelles, des interactions incessantes entre humains et non humains, où la Nature n’est plus le monde plein connu par la science, régi par des lois scientifiques et maîtrisé par la technique, ni une source spontanée de sens définitivement perdue, mais un ensemble différencié, fragmenté, rhizomatique et depuis toujours impliqué dans les devenirs des sociétés humaines et des techniques.

Cependant, ce « programme naturaliste » ne se réduit pas à un « programme ontologique » ou métaphysique : les auteurs en suivent les évolutions historiques, essaient de lui fournir un contenu sensible en décrivant le devenir-animal ou les multiples ritournelles qui rythment les interactions entre l’homme, la nature et la société, en interrogeant très concrètement le rôle des machines techniques, en analysant, dans une perspective géophilosophique les composantes esthétiques, politiques et philosophiques des dynamiques de territorialisation et de déterritorialisation. On ne trouvera pratiquement plus aucune trace de cette « richesse concrète » dans les pages de Deleuze & Guattari à vitesse infinie.

La présentation de la prétendue ontologie deleuzo-guattarienne se poursuit par l’ « immanence absolue » qui en découle et que les auteurs distinguent de tout monisme, ainsi que des pensées de l’Un-tout. La question du « plan d’immanence » se décline ensuite en une double interrogation, qui porte sur la coexistence et la variation qui le caractérisent. L’enjeu philosophique qui constitue l’essentiel de la pensée de Deleuze (avec ou sans Guattari) serait donc de « parvenir à concilier la pensée spinoziste de l’immanence et la pensée bergsonienne du nouveau » (p. 63), par une approche du « fonds de l’être » comme variation absolue. La conclusion annonce un deuxième volume qui devrait enfin aborder les strates « anthropologiques » de la pensée de Deleuze et Guattari et donc leur ébauche d’une « histoire universelle » et leur théorie du capitalisme. Espérons que cette deuxième partie se souciera davantage de la « richesse infinie du sensible » et de ses infinies variations (plus essentielles, peut-être, que les variations de l’infini).

Pour citer cet article :

Manola Antonioli, « Deleuze et Guattari : ontologie ou richesse concrète du sensible », La Vie des idées , 23 décembre 2009. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Deleuze-et-Guattari-ontologie-ou.html

Nota bene :

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par Manola Antonioli , le 23 décembre 2009

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Notes

[1Les ouvrages de Deleuze et Guattari semblent inspirer les jeunes dessinateurs. Ainsi, les PUL (Presses Universitaires de Laval) ont publié en 2009 l’ouvrage collectif Contr’hommage pour Gilles Deleuze, dirigé par Dalie Giroux, René Lemieux et Pierre-Luc Chénier et illustré par Martin tom Dieck, qui avait déjà travaillé à deux albums d’une bande dessinée dédiée à Gilles Deleuze.

[2Pour les lecteurs intéressés par une telle introduction, nous conseillons l’ouvrage d’Arnaud Bouaniche, Gilles Deleuze, une introduction, Paris, Pocket La Découverte, coll. « Agora », 2007. Comme la quasi-totalité des ouvrages critiques consacrés à l’œuvre de Deleuze et Guattari, cet essai « oublie » de citer dans son titre le nom de Félix Guattari, mais il a le mérite d’analyser de façon claire et argumentée l’importance philosophique, politique et esthétique de L’Anti-Œdipe et de Mille plateaux.

[3On peut citer la biographie croisée de l’historien François Dosse, Gilles Deleuze et Félix Guattari. Biographie croisée, La Découverte, 2007, ainsi que l’introduction de Stéphane Nadaud aux Écrits pour L’Anti-Œdipe qu’il a édités en 2004 aux éditions Lignes & Manifeste. Je me permets également de renvoyer à mon ouvrage, Géophilosophie de Deleuze et Guattari, Paris, L’Harmattan, 2003, ainsi qu’à mon article « Deleuze et Guattari », in Aux sources de Gilles Deleuze I, Stéfan Leclercq (dir.), Mons/Paris, Editions Sils Maria/Vrin, 2006.

[4A ce sujet, je renvoie à l’excellent ouvrage d’Anne Sauvagnargues, Deleuze et l’art, Paris, PUF, 2006, qui explore tous les concepts esthétiques non seulement de la pensée de Deleuze, mais aussi de celle de Deleuze et Guattari.

[5Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues, Paris, Flammarion, 1977. Je me réfère ici à la réédition augmentée de 1996.

[6Ibid., p. 68.

[7Ibid., p. 71

[8Gilles Deleuze et Félix Guattari, L’Anti-Œdipe, Paris, Les Editions de Minuit, 1972, p. 10.



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