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La rhétorique anti-occidentale de Vladimir Poutine ne s’appuie pas seulement sur des penseurs d’avant la Révolution. Elle hérite également d’un courant nationaliste très actif dans l’Union soviétique d’après-guerre, et qui structure encore la société russe.

Automne 2013. Un an après sa troisième élection à la présidence de la Russie, Vladimir Poutine imprime un tournant conservateur à son discours. Des pays « euro-atlantiques (…) refusent les principes éthiques et l’identité traditionnelle : nationale, culturelle, religieuse ou même sexuelle, assène-t-il. On mène une politique mettant au même niveau une famille avec de nombreux enfants et un partenariat du même sexe, la foi en Dieu et la foi en Satan. Les excès du politiquement correct conduisent à ce qu’on envisage sérieusement d’autoriser un parti ayant comme but la propagande pédophile. Les gens, dans de nombreux pays européens, ont honte et craignent de parler de leur appartenance religieuse »... Ceci ne peut que mener à une « crise démographique et morale » (Club Valdaï, 19 Septembre 2013, Région de Novgorod). Prétendant incarner la lutte contre cette dangereuse tendance, il en appelle à la « défense des valeurs traditionnelles » et conclut : « c’est une position conservatrice ».

Quelques mois plus tard, en réaction à la révolution ukrainienne, le Kremlin annexe la péninsule de Crimée. Lors du discours qui célèbre l’événement, Vladimir Poutine lance : « la politique d’endiguement de la Russie, qui a continué au XVIIIe, au XIXe et au XXe siècle, se poursuit aujourd’hui. On essaie toujours de nous repousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la défendons, parce que nous appelons les choses par leur nom et ne jouons pas aux hypocrites. Mais il y a des limites » (« Adresse à la Fédération de Russie », 18 Mars 2014). Enfin, le 1er janvier 2015, l’Union économique eurasiatique entre en vigueur. Reprenant les grandes lignes du courant eurasiste des années 1920 et très en vogue depuis les années 1990, ce projet vise à constituer un marché unique de 180 millions de personnes, concurrent de l’Union européenne et des États-Unis. Il unit la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie, le Kirghizistan, en attendant d’autres États d’Asie centrale.

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Constantin Léontiev
(Source : Wikipedia)

Conservatisme contre la dégénérescence morale de l’Occident, défense d’une « voie russe » spécifique, affirmation d’une puissance eurasiatique, ces vecteurs de la nouvelle idéologie du Kremlin sont affirmés par les plus hautes instances de l’État. Dans ses interventions, le Président cite régulièrement un philosophe de l’émigration, l’ultraréactionnaire Ivan Ilyine (1883-1954), dont il a fait rapatrier les restes en Russie en 2005. Il évoque le penseur anti-occidental Constantin Leontiev (1831-1891). Il exalte le concept de « passionarité », énergie vitale propre à certains peuples et loue l’inventeur du concept, l’eurasiste soviétique Lev Goumilev (1912-1992). Ces emprunts ne font certes pas de Vladimir Poutine un président-philosophe. Ils sont des signaux idéologiques destinés à donner de la profondeur à la politique identitaire initiée par le Kremlin. Mais cet ensemble kitsch forme ce qu’on peut appeler le poutinisme.

Ce type de discours n’est pas neuf. Il est apparu dans les années 1830 à travers la dispute entre les slavophiles, défenseurs d’une originalité culturelle, sociale et politique russe, et les occidentalistes soucieux de moderniser la Russie sur le modèle européen. Il s’est crispé dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l’apparition d’une deuxième génération slavophile plus agressive vis-à-vis de l’Europe. Cette querelle n’a pas disparu avec la Révolution russe. Elle a continué à structurer, discrètement, le champ intellectuel. Elle a opposé des membres du Politburo. Elle a divisé des dissidents — un Soljenitsyne représentant le pôle slavophile, un Sakharov celui de l’occidentalisme. Elle a dominé les années 1990. Aussi Poutine n’est-il pas allé chercher bien loin les motifs conservateurs, slavophiles et eurasistes qu’il exalte dans ses discours. Il renoue avec un courant anti-occidental qui n’a jamais cessé d’infuser durant le siècle soviétique [1]. Il en personnifie même la victoire, après la perestroïka et la démocratie libérale des années 1990.

Un dégel nationaliste

Si l’on s’en tient à l’après-guerre, époque de formation de Vladimir Poutine, né en 1952, la mort de Staline (en 1953) fait renaître d’anciennes fractures. Profitant d’une plus grande liberté due au dégel, les revues, très populaires, exposent des options idéologiques antagonistes. Novy Mir (« Nouveau Monde ») défend une vision du monde humaniste et vigoureusement anti-stalinienne en publiant Une Journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne en 1962 ou les textes du futur dissident Andreï Siniavski. Novy Mir doit faire face à un « parti russe » incarné par une autre revue, Molodaïa Gvardia (« Jeune Garde »). Même si tous citent consciencieusement Marx et Lénine, les « libéraux » insistent davantage sur l’internationalisme socialiste, la critique du « chauvinisme » et analysent l’histoire russe en termes de stricte lutte des classes. Les « patriotes », quant à eux, exaltent les valeurs portées par le peuple paysan, critiquent — souvent avec des accents antisémites — les élites « déracinées », et s’opposent à « l’américanisation » de la société.

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Tvardovsky, Aleksandr Trifonovich
(Source : Sovlit)

Dans un article publié en 1968 par Molodaïa Gvardia, le critique Mikhaïl Lobanov, spécialiste des slavophiles, attaque « l’esprit petit-bourgeois » standardisé et pragmatique qui souffle d’après lui dans les villes soviétiques, paralysant « le génie créatif du peuple » [2]. En réponse, Alexandre Dementiev dénonce dans Novy Mir (« Sur les traditions et le principe populaire ») ces publicistes qui utilisent plus volontiers « le langage du messianisme slavophile que la langue de nos contemporains » [3]. En 1970, un autre critique nationaliste de Molodaïa Gvardia, Sergueï Semanov, s’emporte contre la décadence occidentale : « dans le monde capitaliste les valeurs spirituelles s’érodent et s’affaissent sous le coup de forces parfaitement identifiables. On célèbre le relativisme des valeurs, qui gagne la sphère morale, par exemple dans des phénomènes comme « la révolution sexuelle », « le mouvement hippie, etc. » [4]. Cette charge entraîne des mesures administratives contre la revue et le licenciement de son rédacteur en chef. Mais la publication qui souffre le plus de la part du pouvoir est... Novy Mir. Son rédacteur en chef, Alexandre Tvardovski, sur la sellette depuis l’écrasement du Printemps de Prague, est lui aussi écarté. En 1970, l’heure est à la reprise en main. Les lignes de fracture ne se sont pas effacées pour autant.

Deux ans après, un membre haut placé du Parti, responsable de l’idéologie, décide de mettre un terme à l’offensive néo-slavophile. Alexandre Iakovlev publie en 1972 dans la Literaturnaïa Gazeta (« Le Journal littéraire ») un long article intitulé « Contre l’antihistorisme » [5]. Iakovlev critique « l’apologie du patriarcat paysan opposée à la culture urbaine ». Il est néfaste, selon lui, de mélanger dans une même conscience nationale les penseurs progressistes et les défenseurs du tsarisme. On ne peut réconcilier les « révolutionnaires démocrates et les slavophiles réactionnaires ». Il faut demeurer fidèle à une analyse fondée sur la science marxienne de l’histoire, c’est-à-dire sur le schème de la lutte des classes, au lieu d’essentialiser un « peuple russe » introuvable et artificiellement paré de toutes les vertus. Iakovlev accuse Molodaïa Gvardia — crime suprême ! — « d’idéaliser et de vanter des agents de la réaction tel Vassili Rozanov [penseur chrétien ayant eu des opinions antisémites] ou Konstantin Leontiev » — le « Nietzsche russe » contempteur de l’Occident bourgeois, que cite aujourd’hui Vladimir Poutine. La conclusion est sans appel : « Nous trouverons des exemples moraux, non dans les « vies des saints », ni dans les biographies enjolivées des tsars et des khans, mais dans les exploits révolutionnaires des combattants pour le bonheur du peuple ».

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Alexandre Nikolaïevitch Iakovlev
(Source : Wikipedia)

Avec cet article rédigé par un apartachik haut-placé, le léninisme semble avoir remporté la partie. La suite des événements montre cependant que le combat continue et que le « parti russe », qui bénéficie de sympathies en très haut lieu, n’a pas l’intention de se laisser vaincre. Quelques mois plus tard, Alexandre Iakovlev est démis de ses fonctions d’idéologue officiel. Il est envoyé pour un très long exil politique à l’ambassade soviétique du Canada. Il n’en est délivré qu’en 1983... par Mikhaïl Gorbatchev. Le père de la perestroïka cherche alors à s’entourer d’une équipe de réformateurs et fait revenir le « libéral » à Moscou. Celui qui a été puni pour avoir critiqué les slavophiles devient l’idéologue en chef de la perestroïka — et, à nouveau, la bête noire du « parti russe ». La lutte reprend.

Perestroïka : les fantômes du passé ressurgissent

Avec la politique de transparence (« glasnost’ ») de Mikhaïl Gorbatchev, secrétaire général du Parti Communiste depuis 1985, la boîte de Pandore à l’intérieur de laquelle se combattaient les « libéraux » et les « patriotes » s’ouvre. Désormais, la polémique se déroule au grand jour, avec des références et des acteurs nouveaux. La revue « Nach Sovremennik » (Notre Contemporain), qui publie depuis plusieurs décennies les écrivains spécialisés dans la description de la vie campagnarde, est le porte-parole des partisans de la « renaissance russe ». Le religieux revient en force. On célèbre en grandes pompes, en 1988, le millénaire du « Baptême de la Russie » par le prince kiévien Vladimir.

Dans un pays qui se redécouvre majoritairement orthodoxe, de nombreux jeunes reçoivent le baptême. Ils poussent leurs parents, autrefois athées convaincus, à les suivre. Le mouvement de redécouverte du patrimoine architectural prend de l’ampleur. La littérature interdite durant la période soviétique est publiée. Le grand public cultivé peut découvrir un pan de sa culture peu ou mal diffusée jusqu’alors. Des nouvelles éditions des philosophes religieux russes, des penseurs slavophiles ou qualifiés jusque là de réactionnaires ou d’impérialistes fleurissent. Une génération d’étudiants découvre cette « pensée russe » jusqu’alors semi-clandestine. Les idoles officielles soviétiques étaient les penseurs révolutionnaires ou progressistes : Belinski, Pissarev, Dobrolioubov, Tchernychevski. Quant à ceux que l’on considérait comme de renégats ¬— Constantin Leontiev, Nicolas Danilevski, Vladimir Soloviev, Nicolas Berdiaev, Pavel Florenski, le Père Serge Boulgakov, Léon Chestov —, ils sont maintenant adulés.

Au même moment, le pays porte un intérêt majeur à toutes les formes de gnosticisme. La théosophie et l’anthroposophie sont à la mode. L’occultisme est la véritable idéologie populaire des années 1990. Les sectes les plus fantaisistes ont pignon sur rue. Sur les étals des libraires on peut acquérir les œuvres les plus ésotériques de Jung, les représentants du « cosmisme » russe, les éditions de Nietzsche avec couvertures en caractère gothique. Les sectateurs du traditionaliste René Guénon créent en 1993 un almanach qui regroupe tous les antimodernes attirés par les mythes et les symboles, et baptisé « La Montagne magique ». Le point commun de ces publications ? La critique d’un Occident matérialiste, oublieux de ses racines religieuses, où règne l’argent et la morne transparence juridico-démocratique. L’euphorie du milieu des années 1980 est oubliée. L’URSS s’écroule en 1991 et s’ouvre une période de démocratie, mais aussi de crise sociale et politique. En 1993, le Président russe Boris Eltsine fait tirer sur le Parlement regroupant la fraction nationaliste et communiste. Le traumatisme est profond et divise à nouveau la Russie intellectuelle en deux camps — les démocrates et les libéraux contre les « patriotes ». Ces derniers, qui s’estiment trahis par la perestroïka et attaqués par Eltsine, n’auront alors de cesse de prendre leur revanche.

La revanche des perdants de 1993

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Alexandre Douguine
(Source : Youtube)

C’est dans ces années que débute l’ascension d’un intellectuel graphomane à l’allure de gourou, Alexandre Douguine. Fasciné par la Nouvelle Droite française, compagnon de route d’Edouard Limonov dans l’aventure du national-bolchévisme, l’eurasisme russe des années 1920, il mêle les références : occultisme et défense de la tradition à la Guénon, pensée fasciste de Julius Evola, Révolution conservatrice allemande... En 1992, au moment de la désintégration de l’empire soviétique, il popularise dans les colonnes de « Nach Sovremennik » l’œuvre de Carl Schmitt. Il prétend en tirer les « leçons pour la Russie » [6]. La primauté du politique par rapport aux sphères de la morale ou du droit doit ainsi aider la Russie « à ne pas redevenir, comme il y a 70 ans, les otages d’une idéologie antinationale et réductrice, ignorant la volonté du peuple, son passé, son unité qualitative et le sens spirituel de son chemin historique ».

La division schmittienne de la politique entre « les nôtres » et « les vôtres », les amis et les ennemis permet de refuser les « guerres humanitaires » globales. L’apologie de « l’état d’exception » et le décisionnisme doivent pousser la Russie à échapper à « l’universalisme » juridique et moralisateur du « nouvel ordre mondial ». Les « impératifs du Grand Espace » définissent l’Eurasie, aire civilisationnelle dont Douguine veut faire la matrice d’un Empire de la Terre capable de tenir tête à la « Thalassocratie » atlantiste. Enfin, la « théorie du partisan » de Carl Schmitt est, selon Douguine, une notion immédiatement comprise par les Russes, coutumiers de la « guerre de partisans » contre Napoléon ou les nazis. Douguine publie ses textes dans Den’ (« Le Jour ») puis dans Zavtra (« Demain »), organe de l’extrême-droite dirigé par l’écrivain Alexandre Prokhanov. Pour Douguine comme pour Prokhanov, l’ennemi est la pensée démocratique issue de la perestroïka. Considérant que la Russie est « vendue » à l’étranger par les traîtres (démocrates et hommes d’affaire « cosmopolites »), ils espèrent l’arrivée d’un leader capable de replacer le pas sur des rails « nationaux ». Ils le reconnaîtront progressivement en la personne de Vladimir Poutine.

Le président russe élabore en effet une nouvelle idéologie. Bien sûr, il prend soin de se démarquer des extrémistes. Mais il emprunte également au « parti russe » des années soviétiques comme aux néo-eurasiens des années 1990-2000 leurs thématiques et leurs concepts. On est frappé, lorsque l’on lit les textes de Douguine, de voir à quel point la politique du Kremlin semble s’être alignée sur les fantasmes géopolitiques du néo-eurasisme. Dès 2008, Douguine prédit un bras de fer avec l’Ouest à propos des États post-soviétiques tentés de se tourner vers l’Europe et les États-Unis. D’après lui, « si l’Ukraine et la Géorgie entraient dans la composition de l’empire américain, (…) le projet impérial se verrait alors bloqué pour la Russie » [7]. Il considère ainsi que « le compte à rebours pour empêcher l’annexion de l’Ukraine par l’empire atlantiste a déjà commencé ». « Nous ne pouvons exclure d’avoir à mener une bataille pour la Crimée et pour l’Ukraine orientale » [8] conclut Douguine. À l’époque, ils ne sont que quelques idéologues ultra-nationalistes ou une poignée de Cassandre à imaginer une annexion de la Crimée et un embrasement du Donbass. Poutine a suivi le programme du « parti russe » le plus radical.

Quant au « tournant conservateur » assumé de Vladimir Poutine, il a donné naissance à une idéologie désormais enseignée lors de séminaires, aux cadres du Parti Russie Uni et à certains hauts-fonctionnaires. En avril 2015, c’est très symboliquement dans la cité d’Emmanuel Kant, Kœnigsberg, devenue Kaliningrad, poste avancé de la Fédération de Russie en Europe, que s’est tenu la troisième « Conférence Berdiaev » consacrée à l’actualité du conservatisme en Europe sur le thème : « La Russie et l’Europe : dialogue sur les valeurs dans l’espace des civilisations ». Le Kremlin tente également, autour de cette nouvelle doctrine conservatrice, d’étendre son influence sur une Europe de plus en plus perméable au discours identitaire. Au service de l’autre ligne de force du poutinisme, la « Voie russe », tous les théoriciens de l’hostilité fondamentale entre Russie et Europe sont mobilisés dans le discours officiel. Le philosophe Nicolas Danilevski (1822-1875), qui est d’ailleurs enterré en Crimée, est devenu une référence pour la sphère politique russe actuelle. En effet, dans son ouvrage La Russie et l’Europe (1871), il prophétise une lutte de plus en plus ouverte avec l’Occident. Enfin, l’Union eurasiatique participe de la volonté de construire une alternative à « l’universalisme » occidental.

L’histoire de la Russie peut être lue à travers le prisme de la discussion entre slavophiles et occidentalistes. Au XIXe siècle, cette lutte est intellectuelle et complexe. Au XXe, elle est plus souterraine : les « amis du peuple russe » s’opposent aux internationalistes. Cet antagonisme s’est ensuite incarné dans la politique et dans l’histoire contemporaine de la Russie. La fin de l’URSS est perçue par le « parti russe » comme une victoire des libéraux, et la libéralisation du pays comme une soumission à l’étranger. La victoire sanglante de Eltsine contre le Parlement nationaliste en 1993 est perçue comme une tentative de mettre définitivement à terre les « patriotes ». L’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine et sa montée en puissance idéologique sont à la fois le résultat et la résolution de cette lutte. Le président incarne de plus en plus clairement la revanche du « parti russe ». Du coup, il déséquilibre profondément une ligne de fracture constitutive de la culture du pays. S’il ne veut pas que la Russie sombre dans l’hystérie nationaliste, il est à espérer que les « libéraux » n’aient pas totalement déserté le paysage. L’avenir proche le dira.

Pour citer cet article :

Michel Eltchaninoff, « Aux sources du poutinisme », La Vie des idées , 10 novembre 2015. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Aux-sources-du-poutinisme.html

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par Michel Eltchaninoff , le 10 novembre 2015

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Notes

[1Pour une synthèse récente de cette ligne de fracture voir Mitrohin N. A., Russkaâ partiâ. Dviženie Russkih nacionalistov v SSSR 1953-1985. M. : Novoe literaturnoe obozrenie (izdatel’stvo) / Izdatel’stvo NLO, 2003, 624 s.

[2Lobanov, M. P. « Prosveŝennoe Meŝanstvo », Molodaâ Gvardiâ. 1968. N°4. S. 22.

[3Dement’ev A. G. « O tradiciâh i narodnosti », Novy’ Mir, N°4, 1969.

[4S. N. Semanov, « O cennostâh otnositel’nyh i večnyh », Molodaâ Gvardiâ, 1970 g, 8.

[5Âkovlev A. N. « Protiv antiistorisma », Literatnurnaâ Gazeta, 15 novembre 1972.

[6A lire sur le site « Arctogeïa ».

[7Alexandre Douguine, La Quatrième Théorie politique, éditions Ars Magna, 2012 pour la traduction française, p. 225.

[8Ibid., p. 228.


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