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Rompre l’enfermement

Les communications épistolaires au Goulag

par Larissa Zakharova , le 18 février 2013

Domaine(s) : Histoire

Mots-clés : prison | correspondance | U.R.S.S.

Avec la publication des Amants du Goulag, Orlando Figes analyse la correspondance entre un prisonnier et sa future femme. Cette analyse épistolaire permet de saisir l’impact des techniques disciplinaires sur l’état d’esprit du détenu, et l’évolution de ses liens sociaux face à un État qui cherche à les rompre.

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Recensé : Orlando Figes, Les Amants du Goulag. Une histoire d’amour et de survie dans les camps de Staline, [Just Send me Word. A True Story of Love and Survival in the Gulag, Allen Lane, 2012], traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, Presses de la Cité, 2012, 333 p.

Avec ce nouveau livre à démarche micro-historique, destiné à un grand public, Orlando Figes offre une occasion de réfléchir à la nature de l’opposition et de l’adhésion au régime soviétique à partir de communications épistolaires en milieu carcéral. Il est impossible en effet de penser à des formes d’opposition politique en Union Soviétique sans évoquer plusieurs milliers de camps du Goulag où presque vingt millions de personnes – prisonniers de droit commun et opposants politiques réels ou imaginés – ont été enfermés à des époques différentes, entre 1918 et la fin de l’URSS. Le livre pose ainsi la question des formes possibles de la cohésion sociale dans un État qui pratique l’ingénierie sociale et qui cherche à rompre les liens sociaux des « éléments hostiles et étrangers », des « ennemis du régime ».

Dans l’Union Soviétique de Staline, les détenus du Goulag n’ont en moyenne le droit qu’à une lettre par mois. La correction par le travail, qui doit transformer les déviants et préparer leur réinsertion dans la société, se combine aux tentatives de préserver la société de « l’influence néfaste » que les lettres envoyées depuis le Goulag sont susceptibles de produire. Les régimes de correspondance dépendent de la nature des camps, des peines et de la façon dont le détenu accomplit les normes de production obligatoires dans les camps de travail : les remplir et les dépasser peut adoucir le régime de correspondance ; ne pas travailler à la hauteur des exigences de la direction du camp peut au contraire entraîner comme punition l’interdiction du droit de correspondre. Dans les camps spéciaux au régime sévère, créés à la fin des années 1940 pour les « politiques », la correspondance est restreinte d’une lettre par semestre à une lettre par an suivant les camps. Dans la plupart des cas, lorsque la famille apprend qu’un proche est condamné à « dix ans sans droit à la correspondance », cela signifie qu’il a été fusillé. Mais cette condamnation ne signifie pas toujours la peine de mort, car les camps de la Terre Neuve, le 29e point du camp de Karaganda à partir de 1938 ou les usines atomiques mises en place au sein du Goulag entre 1945 et 1949 n’ont aucune correspondance avec le monde extérieur. Pour les prisonnier des camps, dix ans de privation de liberté peuvent donc signifier la disparition des rapports sociaux et intimes antérieurs à l’enfermement, sauf si les détenus s’ingénuent à contourner les restrictions. Ce dernier cas de figure constitue le sujet du livre d’Orlando Figes.

Conserver le lien en milieu carcéral

Cet ouvrage traite de la correspondance clandestine échangée pendant plus de huit ans entre un prisonnier du Goulag, Lev Michtchenko, et celle qui allait devenir sa femme, Svetlana Ivanova. Les correspondants, décrits de façon très romancée par Figes, sont physiciens : lui est physicien de l’atome, elle fait des recherches sur l’élasticité du caoutchouc. Nés tous deux en 1917, elle est issue d’une famille d’intelligentsia technique ; lui, jeune orphelin, est élevé par ses tantes. Leur relation commence à la faculté de physique de l’Université de Moscou. À la suite de l’invasion du pays par l’Allemagne nazie en juin 1941, Lev est appelé sous les drapeaux et se retrouve, dès octobre, prisonnier de guerre. Grâce à ses notions en langues étrangères, il sert de traducteur dans un camp de travail en Allemagne. En avril 1945, il parvient à s’enfuir pendant la marche de la mort. Livré par les Américains aux Soviétiques, il passe par les camps de filtration (où on envoie pour une « vérification » des prisonniers de guerre soviétiques et des personnes qui se sont retrouvées sur les territoires occupés par l’ennemi) et se voit condamné à dix ans de camp de travaux correctionnels pour trahison à la Patrie. Après trois mois de transfert, Lev atteint le camp de Petchora, situé près du cercle arctique. Affecté au débardage du bois depuis le fleuve, il échappe à la mort par épuisement en obtenant un poste dans une unité de séchage du bois puis à la centrale électrique du camp.

Lev a droit à une lettre par mois. La censure du camp veille sur le contenu de la correspondance et incite à pratiquer l’autocensure. Pour contourner ces contraintes, Lev utilise les connaissances qu’il a parmi les travailleurs libres du camp, qui acceptent de sortir ses lettres de la « zone » (du camp) et de les envoyer en indiquant leurs noms et adresses depuis le bureau de poste ordinaire. La solidarité des travailleurs libres s’appuie sur une expérience commune : ceux-ci sont souvent d’anciens détenus restés vivre près des camps, car ils ont été empêchés de s’installer ailleurs par des obstacles administratifs après leur libération. Svetlana, qui est rentrée à Moscou depuis l’Asie Centrale où elle avait été évacuée, passe aussi par ces intermédiaires pour faire parvenir son courrier à Lev.

Le contournement de la censure du camp ne permet pas pour autant la liberté d’expression. Comme tous les Soviétiques, Lev et Svetlana savent que le contrôle postal existe, malgré les déclarations officielles sur l’interdiction de violer la confidentialité de la correspondance privée. Ils pratiquent donc une langue codée qui leur est propre et dans laquelle le Goulag est désigné par le mot « parapluie » (zont), les agents du ministère de l’Intérieur par « oncles » (diadi) et « parents » (rodstvenniki), les pots-de-vin par « vitamine D » (du mot russe den’gi – argent), etc. Du fait de l’autocensure, les lettres sont remplies de silences, de sous-entendus et d’allusions. Précieusement conservées dans une cachette sous le plancher du baraquement de Lev et renvoyées par des petits paquets à Svetlana, ces lettres qui matérialisaient le lien fragile avec le monde libre ont toutes été préservées et transmises en 2007 à la société russe de la défense des droits de l’homme, Mémorial.

Un témoignage unique sur le Goulag ?

1246 lettres subsistent de la période 1946 à 1954, 647 de Lev et 599 de Svetlana – toutes datées et numérotées par leurs auteurs pour éviter les pertes. Cette source est remarquable : c’est l’intégralité d’une correspondance menée pendant plus de huit ans. On comprend donc mal la quête de sensationnel de l’auteur qui l’amène à des exagérations, si ce n’est pas à des approximations. La quatrième de couverture fait mention de « mille cinq cents lettres », du « seul témoignage connu rédigé à l’intérieur même d’un camp, sur le vif ». Comme si L’Archipel du Goulag, écrit par Alexandre Soljenitsyne à partir des lettres de détenus et des entretiens avec eux, n’avait jamais existé. Comme si les archives du Mémorial ne conservaient pas de centaines d’autres lettres de prisonniers du Goulag, sans parler des archives fédérales ou des fonds personnels, dans lesquels on trouve aussi des lettres des détenus des camps [1]. La bibliographie placée en fin d’ouvrage est plus que succincte, ce qui surprend pour un sujet autant travaillé que le Goulag. Il est encore plus étonnant de lire dans la note sur les sources (p. 311) que « la correspondance [entre Lev Michtchenko et Svetlana Ivanova] sera ouverte aux chercheurs en 2013 ». Mémorial propose des conditions d’accès à ses archives à géométrie variable et qui dépendent de la générosité des financements venant de fonds privés étrangers. Ces financements ont permis à Figes d’obtenir du Mémorial les lettres retranscrites et des entretiens filmés avec les deux correspondants, ainsi que de réaliser la traduction des lettres vers l’anglais par des tiers, puis la traduction du manuscrit de l’anglais vers le russe (pour que les archivistes du Mémorial et les époux Michtchenko puissent vérifier l’exactitude des informations.

Les sources sont essentiellement utilisées pour reconstruire l’histoire de la relation entre les deux personnages principaux. Longuement citées, les lettres sont mises bout à bout, avec quelques phrases de narration visant à montrer comment les messages de Svetlana donnaient de l’espoir à Lev. L’ouvrage pourrait être comparé à un projet d’édition d’un corpus documentaire, à cette limite près, mais ô combien capitale, que celui qui voudrait l’utiliser ignorerait les raisons ayant présidé à la sélection des extraits. La lecture des lettres permet néanmoins de faire ressortir trois lignes d’analyse : les effets des régimes de correspondance sur les réseaux de sociabilité ; les rapports au temps et à l’espace tels qu’ils apparaissent à travers la communication par lettres ; les « régimes d’engagement [2] » et le rapport au politique.

Les effets paradoxaux de la restriction du droit à la correspondance

La première lettre que Lev envoie du Goulag est adressée à sa tante : il ignore si Svetlana est en vie, si elle l’attend et craint de la mettre en danger. Dans cette première lettre, il demande des nouvelles de ses proches et aussi de la « famille de S. ». La première missive est donc emprunte de prudence : il y écrit que les conditions de détention sont bonnes. La tante va voir Svetlana qui s’empresse d’écrire à Lev. Celle-ci établit également le contact avec d’anciens amis de Lev. Paradoxalement, la restriction du régime de correspondance des détenus soude le réseau de leurs proches et de leurs connaissances restés en liberté. Le principe d’exclusion génère des cercles de solidarité. Les mesures destinées à limiter les communications des individus stigmatisés donnent des résultats inverses à ceux escomptés, en soudant les liens qui auraient pu être rompus ou relachés.

Les communications au sein des lieux d’enfermement donnent matière à un autre paradoxe : elles font naitre des formes de solidarité dans les milieux que les autorités cherchent pourtant à fragiliser, voire à atomiser. Lev explique dans ses lettres les liens d’affinité qui naissent entre détenus et qui révèlent des communautés soudées des camps. D’un côté, il veille précieusement à son amitié avec certains détenus, cherche à les aider en demandant à Svetlana d’envoyer des médicaments et des produits de consommation pour ses camarades malades et affaiblis – en effet, les liens noués au Goulag durent des générations, unissent les familles à travers toute l’Union soviétique. De l’autre, Lev note l’absence de cohésion sociale. « L’abime de l’hostilité mutuelle m’étonne », écrit-il. « Tout le monde se méfie des autres et essaie de leur marcher dessus ». « Il existe encore de petits groupes d’ouvriers unis par des intérêts communs en un semblant d’amitié, mais ce lien se brise facilement à cause de la méfiance qui ronge toutes les relations » (p. 256).

Les effets du Goulag sur la cohésion sociale sont donc contradictoires. Le système carcéral produit des criminels, au lieu de corriger les déviants et de les préparer à la réinsertion dans la société. En même temps, il renforce les réseaux de solidarité qui apparaissent à ses marges et qui sont susceptibles de lui porter atteinte par les jugements critiques qui se forment grâce à la communication. La cohésion sociale fonctionne donc à la fois grâce au Goulag et malgré lui. L’État isole et sépare les individus, mais le besoin d’entretenir des rapports entre proches peut être plus fort que toute politique répressive.

Temporalités décalées et espaces emboités

Les lettres de Lev et de Svetlana s’enchainent sans forcément se succéder, ils peuvent écrire plusieurs lettres à la suite sans avoir reçu de réponse. Le dialogue est espacé, rompu par le temps et la distance. Les correspondants sont alors souvent conduits à revenir sur des sujets traités dans les lettres précédentes même si ceux-ci n’ont plus une actualité aussi pressante. Ces retours en arrière impliquent des temporalités décalées, l’impossibilité de vivre un temps linéaire. Hors du milieu carcéral, ces effets des échanges épistolaires sur la façon de percevoir le temps sont atténués par le téléphone et le télégraphe qui permettent de rétablir sa linéarité grâce à la simultanéité des communications. L’inaccessibilité du téléphone et du télégraphe au Goulag impose aux détenus une expérience spécifique de la communication.

La séparation et la communication à distance participent à la construction d’une relation amoureuse. Si Lev n’était pas sûr que Svetlana l’attendait avant de recevoir sa première lettre, c’est que la nature de leurs rapports avant-guerre n’était pas encore claire. Les confessions, très pudiques, sont faites pour la première fois dans les lettres. La correspondance devient une occasion de relire l’expérience commune et la relation vécue comme le début de l’engagement. La lettre est une pratique de remémoration d’un passé idéalisé et donc heureux. À ces retours en arrière s’ajoutent des projections dans l’avenir, une fuite en avant qui font que les lettres permettent de faire murir un plan d’action et de vivre dans le futur imaginé malgré la sentence qui frappe Lev et l’incertitude de l’avenir. Les lettres deviennent donc un refuge, une pratique escapiste de la triste réalité du camp.

Un enfermement renvoie à l’autre : Svetlana vit aussi dans l’attente et espère que sa vie pourra commencer une fois Lev rentré, comme si la captivité était un intermède. Mais le présent n’est pas complètement absent des lettres. Il y est relativisé, objectivé par une pratique de réflexion et d’écriture. Le contenu des lettres de Svetlana permet à Lev de s’évader aussi dans l’espace, de se transporter mentalement à Moscou, dans le cercle des proches. Il demande donc systématiquement à Svetlana de lui décrire Moscou pour avoir la possibilité de vivre dans un monde imaginaire, de s’enfuir mentalement du camp.

Le rapport à soi et au système soviétique

Etudiante, Svetlana était membre des Jeunesses Communistes (Komsomol). Puis, pendant la période où Lev est au Goulag, elle devient membre du Parti. Elle participe à la campagne des élections du district de Soviet de Moscou, prononce des discours aux réunions syndicales, s’occupe du journal mural de son Institut et défile avec joie sur la Place Rouge lors des fêtes officielles. Ses recherches ont des applications militaires. Elle est donc placée sous le régime du secret d’État. Elle a accès à des documents « fermés » : des informations confidentielles sur les technologies soviétiques et des publications occidentales. Elle prend donc d’énormes risques à entretenir des relations avec un détenu. Elle pourrait non seulement être licenciée, mais aussi envoyée au Goulag. Lev le sait et hésite à partager son expérience avec Svetlana, car il ne veut pas la détourner de son engagement vis-à-vis de l’État. Dans les lettres de Lev, rien n’évoque sa façon de vivre la condamnation : il ne met pas en cause la justice soviétique. Svetlana essaie seulement de persuader Lev de demander une révision de sa condamnation. Elle lui fait confiance et ne doute jamais de son intégrité. Lev refuse, le sujet disparaît alors de la correspondance. Svetlana ne lui pose pas de question sur son éventuelle culpabilité – de « trahison de la Patrie » - de collaboration avec l’ennemi, ce qui constitue un point aveugle de la correspondance.

En même temps, lorsque Lev évoque son travail au Goulag, il ose critiquer les supérieurs du camp et remet en question l’efficacité du travail carcéral en tant que système correctionnel. Il le voit comme le rocher de Sisyphe. Cette critique qui se matérialise à travers l’échange de lettres relève d’une réflexion sur sa propre condition de prisonnier et sur son rapport au système. Au fond, Michtchenko se demande si la correction par le travail tel qu’il est organisé au Goulag est possible.

Dans les faits, travailler consciencieusement diminue le risque d’être transféré ailleurs et de perdre les avantages liés à sa situation. Est aussi nourri l’espoir de bénéficier d’une réduction de peine grâce au travail de choc : le 1er mai 1948, l’administration du camp introduit un système de crédit pour les « opérations auxiliaires » (y compris le travail à la centrale électrique). Le dépassement de la norme de la production permet de réduire la durée de la peine. L’introduction de la compétition socialiste en milieu carcéral est un moyen de soviétiser les détenus. Cette innovation provoque un élan d’enthousiasme chez Lev, qui se prend au jeu escomptant gagner 2,5 mois par an. Il sera en effet libéré en juillet 1954 au bout de huit ans et 4 mois, parvenant à réduire sa peine d’un an et huit mois.

Fondamentalement, Lev reste fidèle aux idéaux et aux valeurs du régime. Dans une lettre à Svetlana, il commente un documentaire sur les grands chantiers staliniens qu’il a regardé dans le camp. Il évoque sa fierté et son admiration à l’égard de « la puissance de l’esprit humain, ainsi que la transformation systématique et harmonieuse de milliers d’idées en merveille tangible » (p. 201). Lev sait pourtant que les chantiers utilisent une main-d’œuvre carcérale. Cette façon de parler des réalisations du régime est incorrectement interprétée par Figes lorsqu’il cherche à donner sens à l’esprit apolitique de Lev. Selon Figes, Lev n’a plus d’illusions sur le communisme et la justice soviétique. En revanche il continuerait à croire « à la force progressiste de la science et de la technologie soviétique, même au sein du Goulag ». Est-il vraiment possible de détacher l’engagement en faveur du communisme de l’engagement en faveur de la science et de la technologie soviétiques quand cette science et cette technologie font partie du système ?

Figes prête le même état d’esprit à Svetlana, en proposant une interprétation psychologisante : elle croirait selon lui à l’idéal socialiste du progrès à travers la science et la technique, et vivrait dans un monde double de croyance et de doute, ce qui deviendrait une source d’angoisse pour elle. Cependant rien dans ses lettres ne fait apparaître une telle angoisse. Au contraire, elle arrive à combiner ses engagements publics et privés sans conflits intérieurs et sans doutes.

Cette correspondance incite à réfléchir sur les effets des techniques disciplinaires en Union soviétique stalinienne. Les échanges épistolaires qui cherchent à contourner la censure peuvent devenir le lieu de la formation d’opinions critiques à l’égard du régime. Mais la critique formulée dans les lettres de Lev à propos de l’efficacité du travail dans les camps ne conduit jamais à une remise en cause du socialisme soviétique. La critique est plutôt mue par la volonté d’améliorer le fonctionnement du système. Cette conclusion en dit moins sur les effets disciplinaires du Goulag qui empêcheraient de penser à une critique du régime que sur la force de conviction et d’engagement d’ancien communiste qui reste inaltérée par la répression. Si les individus font face à un régime qui cherche à rompre les liens sociaux, ils n’en deviennent pas pour autant des opposants. La volonté de préserver une relation à distance va de pair avec l’envie de retourner à la « normalité », également faite des valeurs officielles et des activités qui participent au maintien du régime.

par Larissa Zakharova , le 18 février 2013


Pour citer cet article :

Larissa Zakharova, « Rompre l’enfermement. Les communications épistolaires au Goulag », La Vie des idées, 18 février 2013. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Rompre-l-enfermement.html

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Notes

[1Ainsi, dans le fonds personnel de l’écrivain Natalia Tchetounova le dossier 202 contient une centaine de lettres du prisonnier Viktor Tchernychev : Archives d’État de la Fédération de Russie (GARF), fonds (f.) A 655, inventaire (op.) 1, dossier (d.) 202, feuilles (ll.) 1-285.

[2A propos des régimes d’engagement, voir Laurent Thévenot, L’Action au pluriel. Sociologie des régimes d’engagement, Paris, Éditions La Découverte, 2006.


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