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La rédaction publie

Pour des raisons déontologiques, nous ne donnons pas recension des livres suivants, parce qu’ils sont publiés par des membres de la rédaction ou dans des collections qu’ils dirigent.

Nous ne faisons donc que les signaler.

La rédaction de La Vie des Idées


W.G. Sebald, revue Europe, mai 2013, n°1009.

par

Lucie Campos et Raphaëlle Guidée, dir.

Avec les contributions de François Hartog, Romain Bonnaud, Sergio Chejfec, Ruth Klüger, Ben Hutchinson, Patrick Charbonneau, Karine Winkelvoss, Muriel Pic, Emmanuel Bouju, Liliane Louvel, Mandana Covindassamy, Ruth Vogel-Klein, Martin Rass, Jean-Christophe Bailly, Fabrice Gabriel, Lucie Taïeb, Jo Catling, Martina Wachendorff-Pérache, George Szirtes, Michael Hamburger, Christophe Manon : le sommaire se trouve ici.


Spinoza et la psychanalyse. Préface de Pierre-François Moreau. Hermann, 2012.

par

Pascal Sévérac et André Martins, dir.

Beaucoup l’ont constaté : il y a un air de famille entre spinozisme et psychanalyse. Même remise en cause des attributs classiques de la subjectivité (libre-arbitre et transparence de la conscience à elle-même) ; même valorisation de l’affectivité du sujet (et notamment de la force de son désir) ; même appréhension matérialiste des phénomènes théologico-politiques (à travers l’analyse de la puissance de l’imaginaire) ; et dans une certaine mesure, même visée thérapeutique... Les deux grands noms de la psychanalyse, Freud et Lacan, n’ont d’ailleurs pas caché, au moins à une certaine période de leur parcours intellectuel, une proximité avec la pensée spinoziste.

Soit. Mais ces grandes lignes de rapprochement entre psychanalyse et spinozisme permettent-elles autre chose que de dessiner une vague parenté, dont il serait tout aussi aisé, sinon plus, de souligner les lignes de fracture ? Pour ne pas en rester à ce niveau de généralité, il est nécessaire d’analyser précisément les notions, les problèmes, les thèses et les textes à travers lesquels cette confrontation entre spinozisme et psychanalyse prend sens et devient fructueuse. C’est le défi qu’entend relever le présent recueil, le premier consacré à une telle confrontation.

Avec les contributions de Adrien Klajnman, Isabelle Ledoux, André Martins, Pierre-François Moreau, Myriam Morvan, Maxime Rovere, Monique Schneider, et Pascal Sévérac.


Le dossier secret de l’affaire Dreyfus . Alma éditeur, octobre 2012, 346 p.

par

Pierre Gervais, Pauline Peretz, Pierre Stutin.

Le 15 octobre 1894, on arrête le capitaine Alfred Dreyfus. Il aurait livré des renseignements à l’attaché militaire allemand, Maximilian von Schwartzkoppen. Seule preuve : une ressemblance, très incertaine, entre l’écriture du capitaine et celle d’un bordereau dérobé par la Section de statistiques, le contre-espionnage français. Dreyfus est aussitôt condamné. Pour accabler Dreyfus, la Section de statistiques constitue – en violation du droit – un « dossier secret » connu des seuls juges et caché à la défense. Au nom de la raison d’État, la Section l’augmentera régulièrement de pièces incohérentes et de faux jusqu’à ce que ses manipulations soient démasquées.

Le « dossier secret » restait à découvrir. Pour la première fois, des chercheurs le reconstituent et, plus encore, s’intéressent à sa fabrication. S’inspirant des méthodes mises au point par les médiévistes pour l’étude des procès et des archives sensibles, nos trois auteurs ont reconstitué aux archives militaires de Vincennes, le travail réalisé au fil des ans par les accusateurs obsessionnels de Dreyfus.

Les auteurs révèlent le fonctionnement et l’idéologie de ce petit groupe qui a su s’affranchir de tout contrôle au nom de la raison d’État. La Section étend son emprise, non seulement dans l’armée, mais jusque chez les décisionnaires politiques, entretenant une paranoïa de la subversion et se donnant pour mission de purifier la France du cosmopolitisme corrupteur. À la xénophobie des hommes de la Section s’ajoute l’antisémitisme et la haine des « mœurs dissolues ». À ce titre, les responsables de la Section sont aveuglés par la liaison homosexuelle passionnée de l’attaché militaire allemand (Schwartzkoppen) et de l’attaché militaire italien (Panizzardi).

Si l’on a, depuis longtemps, mis en valeur le rôle de l’antisémitisme dans la mise en accusation de Dreyfus, on n’avait jamais démontré l’importance du fantasme homophobe. Pierre Gervais, Pauline Peretz et Pierre Stutin prouvent que les hommes de la Section reproduisent inconsciemment la vieille triade de l’Inquisition finissante, selon laquelle tout traître est nécessairement hérétique et sexuellement déviant.


Antoine Grandjean, Florent Guénard (dir.), Le ressentiment, passion sociale , Rennes, PU Rennes, coll. « Philosophica », 2012, 236 p.

Le ressentiment n’a pas bonne presse : « passion irrationnelle », « expression de l’impuissance », « envie déguisée » – les termes ne manquent pas dans l’histoire de la pensée pour disqualifier ce qui est apparu, au mieux, comme le sentiment d’un malaise, au pire comme un désir de vengeance rentrée des classes populaires à l’encontre des élites. Trois caractéristiques du ressentiment sont alors généralement mises en évidence. D’abord, on souligne que c’est une passion spécifiquement moderne, qui n’est théorisée qu’au XIXe siècle parce qu’elle ne prospère pleinement que dans les sociétés de masse. Ensuite, on montre que c’est une tradition de pensée spécifique (Nietzsche puis Scheler) qui en a définitivement fixé le sens, la comprenant comme l’émotion des faibles incapables d’affirmer leur hostilité à l’encontre de ceux qui les dominent. On précise enfin que le ressentiment conduit à une subversion des valeurs morales, et qu’il gît au creux des passions politiques d’apparence émancipatrice : la vérité de la volonté d’égalité ou de justice serait une rancune honteuse.

C’est à montrer les limites de cette interprétation que cet ouvrage est consacré. Il veut montrer que le ressentiment a une histoire, et que si l’on veut identifier la spécificité de ses manifestations contemporaines, il faut les mesurer à la manière dont la philosophie ancienne et la pensée classique ont thématisé les affects approchants. Il entend également construire une critique des interprétations traditionnelles, en montrant comment celles- ci ont tendu à simplifier la pensée nietzschéenne, et ce pour restituer à cette passion son éminente complexité. Il souhaite enfin organiser une analyse du dynamisme dont le ressentiment est l’expression, en mettant à profit la richesse que signifie en la matière une approche pluridisciplinaire. Car cette passion, loin d’être seulement cette manifestation de l’impuissance à laquelle on a voulu la réduire, est réaction émotionnelle face à l’inachèvement de l’égalité dont nos sociétés démocratiques sont pourtant la promesse.

Le ressentiment est création de valeurs, attention à la réciprocité, attachement à la justice. C’est une passion sociale qui exprime la puissance de l’affect dans la vie politique ; c’est plus encore l’une des formes, certes potentiellement pathologique, de l’élément affectif dont nos idéaux de liberté et d’égalité ont un irréductible besoin.

Avec les contributions de Magali Bessone, Michèle Bompard-Porte, Frédéric Brahami, Nicolas Duvoux, Antoine Grandjean, Florent Guénard, François Jarrige, Isabelle Koch, Patrick Lang, Pascal Sévérac, Pascal Taranto.


Services publics à la carte ?
Le choix comme valeur sociale

Numéro thématique de la revue Lien social et politiques dirigé par Nicolas Duvoux et Jane Jenson

Parution : 2011 - Numéro 66

Depuis plus de vingt ans maintenant, la question du choix des usagers par rapport à l’offre publique s’est imposée comme un élément structurant du débat public. Celle-ci touche tous les plans de l’action publique et reconfigure les modes d’action et les finalités mêmes de ces instruments.
L’offre en matière de protection sociale, en services comme la garde des enfants, en matière scolaire, et dans les autres domaines se coulent de plus en plus dans le modèle d’un quasi-marché où l’usager se comporterait comme un consommateur sur le marché. L’action publique évolue ainsi fortement en cherchant à offrir à l’usager une possibilité de choisir à l’intérieur d’une offre élargie. Cette orientation de l’action publique est supposée renforcer le pouvoir des usagers en respectant leur capacité d’évaluer l’offre qui leur est la plus adaptée. Dans le même temps, elle vise à contraindre les administrations à se plier à des objectifs de rentabilité pour être plus efficaces au service de leurs usagers ainsi que de se comporter plus comme des entreprises privées.


Le nouvel âge de la solidarité
Pauvreté, précarité et politiques publiques

par Nicolas Duvoux

Parution : 02/2012.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

En France, les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres. Pourtant, au cours des vingt dernières années, des mesures d’assistance et d’insertion ont été adoptées : le RMI, la couverture maladie universelle, le RSA plus récemment. Ces prestations constituent une protection irremplaçable, mais elles sont trop faibles, trop complexes et parfois humiliantes. En fin de compte, elles organisent la précarité plus qu’elles ne la combattent. En outre, elles suscitent une hostilité grandissante de la part de certaines couches populaires, qui se sentent abandonnées des pouvoirs publics.
La dénonciation démagogique de l’« assistanat » masque ces difficultés en dressant une partie de la population contre l’autre. Comment sommes-nous entrés dans ce cercle vicieux ? Surtout, comment en sortir ? Ce livre plaide pour une politique de protection plus généreuse et universelle, adaptée à notre société et susceptible de réduire véritablement la pauvreté. Il montre qu’il est possible de réconcilier l’autonomie des individus avec la solidarité nationale.


Histoire des grands-aprentsHistoire des grands-parents que je n’ai pas eus

par Ivan Jablonka

Parution : 01/2012.
Éditions du Seuil.

Je suis parti, en historien, sur les traces des grands-parents que je n’ai pas eus. Leur vie s’achève longtemps avant que la mienne ne commence : Matès et Idesa Jablonka sont autant mes proches que de parfaits étrangers. Ils ne sont pas célèbres. Pourchassés comme communistes en Pologne, étrangers illégaux en France, juifs sous le régime de Vichy, ils ont vécu toute leur vie dans la clandestinité. Ils ont été emportés par les tragédies du XXe siècle : le stalinisme, la montée des périls, la Deuxième Guerre mondiale, la destruction du judaïsme européen.
Pour écrire ce livre, à la fois travail d’historien et biographie familiale, j’ai exploré une vingtaine de dépôts d’archives et rencontré de nombreux témoins en France, en Pologne, en Israël, en Argentine, aux États-Unis. Ai-je cherché à être objectif ? Cela ne veut pas dire grand-chose, car nous sommes rivés au présent, enfermés en nous-mêmes. Mon pari implique plutôt la mise à distance la plus rigoureuse et l’investissement le plus total.
Il est vain d’opposer scientificité et engagement, faits extérieurs et passion de celui qui les consigne, histoire et art de conter, car l’émotion ne provient pas du pathos ou de l’accumulation de superlatifs : elle jaillit de notre tension vers la vérité. Elle est la pierre de touche d’une littérature qui satisfait aux exigences de la méthode.


Politique étrangèreUne démocratisation aux couleurs de la Chine

par Emilie Frenkiel, dans la revue Politique étrangère éditée par l’IFRI.

Parution : 12/2011.

Les élites intellectuelles du pays s’accordent sur un horizon politique démocratique pour la Chine. Mais la démocratie électorale n’apparaît plus comme le débouché naturel des réformes. Et les élites se divisent sur la nature institutionnelle d’une future démocratie, ainsi que sur le rythme de la marche qui y conduira. Cette démocratie ne saurait au demeurant se résumer à l’avènement institutionnel d’élections multipartites ; comme en témoignent déjà les multiples expériences de démocratie locale.

Lien vers le blog de Politique Etrangère : http://politique-etrangere.com/


Refaire sociétéRefaire société

Avec des contributions de Christian Baudelot, Magali Bessone, Robert Castel, François Dubet, Armand Hatchuel, Pierre Rosanvallon, Blanche Segrestin, Cécile Van de Velde.

Parution : 11/2011.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

La crise financière, la montée de la précarité et de la pauvreté, l’accroissement des inégalités mettent en péril la cohésion de notre société. Le délitement du lien social est aussi aggravé par le repli sur soi et la profonde méfiance des citoyens à l’égard des institutions. Il ne s’agit pas seulement de faire le constat de cette crise, mais de comprendre comment on peut faire - ou refaire - société. De nombreuses pistes s’offrent à nous : accroître la protection et l’autonomie de l’individu, faire de l’entreprise un projet de création collectif, renforcer l’égalité des positions sociales, enrichir la vie démocratique. Ce livre rassemble les analyses et les propositions d’un « intellectuel collectif » pour sortir de la crise multiforme que nous traversons.


Spinoza Spinoza
Union et désunion

par Pascal Sévérac

Parution : 10/2011.
Vrin, « Bibliothèque des Philosophies ».

Pour beaucoup, philosophes ou non, Spinoza est avant tout le nom d’un affect : lire Spinoza, penser avec Spinoza, se servir de Spinoza, ce n’est pas simplement gratter un vieil os avec indifférence ; c’est chercher, à travers l’épreuve d’une pensée à la radicalité certaine, une véritable modification de soi. Toute la philosophie de Spinoza peut dès lors être lue à travers cette prespective : comment se modifier soi-même, en comprenant et transformant son union – affective – avec les choses, avec les autres, avec Dieu. Comment s’unir pour devenir plus ferme, plus fort, plus libre – plus éternel en somme. Comment s’unir… au risque de se désunir.


La société des égaux La société des égaux

par Pierre Rosanvallon

Parution : 09/2011.
Editions du Seuil.

Nous vivons aujourd’hui une véritable contre-révolution. Depuis les années 1980, les plus riches n’ont en effet cessé d’accroître leur part des revenus et des patrimoines, inversant la précédente tendance séculaire à la réduction des écarts de richesse.
Les facteurs économiques et sociaux qui ont engendré cette situation sont bien connus. Mais la panne de l’idée d’égalité a aussi joué un rôle majeur en conduisant insidieusement à délégitimer l’impôt et les actions de redistribution. Du même coup, la dénonciation d’inégalités ressenties comme inacceptables voisine avec une forme de résignation et un sentiment d’impuissance. Il n’y a donc rien de plus urgent que de refonder l’idée d’égalité pour sortir des impasses du temps présent.
L’ouvrage contribue à cette entreprise d’une double façon. En retraçant l’histoire des deux siècles de débats et de luttes sur le sujet, il apporte d’abord un éclairage inédit sur la situation actuelle. Il élabore ensuite une philosophie de l’égalité comme relation sociale qui permet d’aller au-delà des théories de la justice qui, de John Rawls à Amartya Sen, ont jusqu’à présent dominé la réflexion contemporaine. Il montre que la reconstruction d’une société fondée sur les principes de singularité, de réciprocité et de communalité est la condition d’une solidarité plus active.


Repenser l'EtatRepenser l’État
Pour une social-démocratie de l’innovation

par Philippe Aghion & Alexandra Roulet

Parution : 09/2011.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Pourquoi la crise n’a-t-elle pas eu raison du profond scepticisme à l’égard de l’État ? Au « moins d’État » néolibéral, ce livre répond qu’il faut « plus d’État autrement ». La mondialisation et la révolution des technologies de l’information nous obligent à réaffirmer le rôle de la puissance publique, mais en la réinventant. État qui investit dans la croissance et l’innovation, État garant du contrat social, État protecteur dans un monde plus incertain, État impartial : telles sont les lignes de force du nouveau pacte social-démocrate que ce livre propose.


Les Batailles de l'impôtLes Batailles de l’impôt
Consentement et résistances de 1789 à nos jours

par Nicolas Delalande

Parution le : 24/03/2011.
Éditions du Seuil.

Comment convaincre les citoyens qu’il est utile et légitime de verser à l’État une partie de leur argent ? Cette question s’est posée à tous les régimes de 1789 à nos jours. Des révoltes paysannes du XIXe siècle aux stratégies contemporaines de fraude et d’évasion, les charges fiscales n’ont cessé d’être combattues et contournées au motif de leur poids excessif ou de leurs inégalités. Le consentement à l’impôt n’a en effet rien de naturel : dans les démocraties, il repose sur un lien de confiance qu’il faut perpétuellement reconstruire. Fondé sur une enquête approfondie dans les archives, ce livre retrace les nombreuses batailles, intellectuelles, sociales et politiques, qui ont façonné notre système de redistribution et divisé la société française au cours des deux siècles passés.


S. NovakLa prise de décision au Conseil de l’union européenne
Pratiques du vote et du consensus

par Stéphanie Novak

Parution le : 23/03/2011.
Dalloz-Sirey

Les spécialistes s’accordent pour affirmer que : " le Conseil ne vote pas, il décide par consensus ", mais il n’y a pas d’accord sur ce que désigne l’expression de décision par " consensus ". Certains considèrent que le consensus est essentiellement un processus informel n’obéissant pas à une règle déterminée, d’autres pensent qu’il constitue une forme d’unanimité sans vote explicite, d’autres encore soutiennent qu’il reflète ce que les membres anticipent qu’il se passerait si un vote avait lieu. Aucune description du fonctionnement concret de la procédure n’a été donnée. Ainsi le " consensus ", tel qu’il est utilisé dans le Conseil, constituait jusqu’ici une énigme. (...) Stéphanie Novak en propose aujourd’hui une caractérisation précise. Elle l’analyse et explique son fonctionnement. (...) Le livre de Stéphanie Novak est un travail universitaire de haute qualité. Mais en faisant avancer la connaissance de la plus opaque, et probablement aussi la plus puissante (au moment présent), des institutions européennes, il apporte également une contribution au débat public. Au-delà des cercles académiques, il sera précieux pour tous ceux, journalistes, commentateurs ou simples citoyens, qui se préoccupent du destin de la construction européenne


Spinoza Pas à pasSpinoza Pas à Pas

par Ariel Suhamy

Parution le : 03/2011.
Éditions Ellipses

Dans son Éthique, Spinoza n’a pas seulement découpé sa pensée en une série discontinue de définitions, propositions, démonstrations, etc., sur le modèle des géomètres. Il adopte aussi un certain ordre, souvent implicite, mais qu’il est loisible de reconstituer.
Cet ouvrage propose d’emprunter la voie même dessinée par Spinoza sans rien prendre au-dehors, sans changer le circuit ni projeter sur elle un savoir dogmatique. Il en suit le parcours « pas à pas », en faisant halte à chacune de ses avancées majeures, tout en amorçant la transition vers l’étape suivante. Confiance et imagination sont les deux vertus de l’interprète qui entend se tenir dans l’amitié du texte.


La démocratie corruptibleLa démocratie corruptible
Arrangements, favoritisme et conflits d’intérêt

par Pierre Lascoumes

Parution le : 17/02/2011.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Pourquoi corruption et démocratie font-elles si bon ménage ? Pourquoi les citoyens continuent-ils d’accorder leur confiance à des acteurs politiques condamnés pour abus de fonction ? Tout se passe comme si la corruption était perçue à la fois comme un scandale et une fatalité. Avec une rigueur implacable, Pierre Lascoumes explore la « zone grise » de notre démocratie et donne des clés pour comprendre la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions


Pour une révolution fiscalePour une révolution fiscale
Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle

par Camille Landais & Thomas Piketty & Emmanuel Saez

Parution le : 20/01/2011.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l’accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles. Ce livre innove en proposant une critique d’ensemble du système fiscal français. Il est accompagné d’un site Internet permettant à chacun d’évaluer les propositions des auteurs et de concevoir une réforme alternative : www.revolution-fiscale.fr.

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Le mondial des nationsLe mondial des nations

sous la direction de Joao Medeiros
avec la participation d’Emilie Frenkiel

Parution : 01/2011.
Editions Choiseul.

Cet ouvrage est né d’un pari scientifique ambitieux, et même un peu fou : survoler 38 nations sur les cinq continents et cartographier l’identité nationale chez chacune d’entre elles.
Toute une diversité de chercheurs français et étrangers, en sciences politiques, sociologie et anthropologie ont interrogé le sentiment papou, géorgien, afghan, marocain, étatsunien, chinois, yéménite, français ou estonien quant à la perception de leur identité. Loin d’être un simple catalogue comparatiste, Le Mondial des Nations se lit comme un grand livre de contes humains. Loin d’être achevée et liquidée par la mondialisation, l’idée de nation se réaffirme avec une grande vitalité et une forte variété.


Histoire sociale de l'impôtHistoire sociale de l’impôt

par Nicolas Delalande & Alexis Spire

Parution : 11/2010.
La Découverte, collection Repères.

Depuis le déclenchement de la crise de 2008, l’impôt est revenu au centre du débat public. Il suscite de nombreuses controverses, mais sa légitimité n’est plus remise en cause.

Pour comprendre comment le geste du paiement de l’impôt s’est imposé comme une évidence, ce livre retrace le développement de la fiscalité depuis la fin du XVIIIe siècle et ses effets sur la société française.
Au xixe siècle, le processus d’acculturation des populations urbaines et rurales à l’impôt a accompagné la construction de l’État-nation. Puis le développement de l’État social au XXe siècle a conduit les gouvernements à augmenter le nombre de contribuables et à diversifier les prélèvements. Chacune de ces incursions de l’État s’est accompagnée de résistances, individuelles ou collectives.

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Spinoza 2La Communication du bien chez Spinoza

par Ariel Suhamy

Parution : 11/2010.
Garnier

Cet ouvrage envisage le spinozisme sous l’aspect de sa communication. La thèse est que celle-ci ne doit pas être considérée comme un élément secondaire mais qu’elle est au contraire constitutive du bien visé par la philosophie de Spinoza. En conséquence, il faut la prendre en compte pour lire et interpréter ses écrits. Dès lors, cette pensée de la nécessité et de la certitude fait place à l’incertain et au possible.


Vers une démocratie écologiqueVers une démocratie écologique
Le citoyen, le savant et le politique

par Dominique Bourg & Kerry Whiteside

Parution le : 7/10/2010.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Les dégradations que nous infligeons à la planète menacent l’avenir et la survie de l’humanité. Or l’urgence de la situation ne débouche pas sur des décisions fermes et concrètes. Jusqu’à quand ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cet attentisme s’explique d’abord par une inaptitude politique : la démocratie représentative n’est pas en mesure de répondre aux problèmes écologiques contemporains. Ce livre propose des solutions, tant institutionnelles que délibératives, pour relever le défi et refonder notre sens du bien commun. Sauvegarder la biosphère exige de repenser la démocratie elle-même.


La démocratie internetLa démocratie internet
Promesses et limites

par Dominique Cardon

Parution le : 16/09/2010.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Disparition de l’espace privé, incitation à la diffamation, menaces sur l’avenir de la presse : dans de nombreux débats, Internet fait figure de coupable. Mais, bien plus qu’un média de communication et d’information, Internet est une forme politique à part entière. En décloisonnant le débat et en l’ouvrant à de nouveaux participants, Internet renouvelle les possibilités de critique et d’action. Surtout, le web constitue à l’échelle planétaire un laboratoire d’expériences démocratiques : auto-organisation des citoyens, délibération élargie à de nouveaux publics, mise en place de collectifs transnationaux, socialisation du savoir, etc. Internet ne permet pas seulement de communiquer davantage ; il élargit formidablement l’espace public et transforme la nature même de la démocratie. Avant de la célébrer ou de la dénigrer, il faut penser la révolution numérique.


Les places et les chancesLes places et les chances
Repenser la justice sociale

par François Dubet

Paru le : 11/02/2010.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Il y a deux manières de concevoir la justice sociale. La première, l’égalité des places, vise à réduire les inégalités entre les différentes positions sociales. La seconde, l’égalité des chances, cherche à permettre aux individus d’atteindre les meilleures positions au terme d’une compétition équitable. Contre l’air du temps, François Dubet plaide en faveur du modèle des places : celui-ci combat résolument les inégalités et accroît la cohésion de la société.

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JablonkaLes enfants de la République
L’intégration des jeunes de 1789 à nos jours

par Ivan Jablonka

Parution : 14/01/2010.
Éditions du Seuil.

Notre société est obsédée par les jeunes de cité. Mais cette

peur sociale va de pair avec une ambition politique : assimiler

à la nation les mineurs qui lui semblent étrangers. Enfants

naturels sous la Révolution, jeunes délinquants au début du XIXe siècle,

enfants abandonnés sous la Troisième République, jeunes de banlieue

aujourd’hui, tous sont condamnés à une réhabilitation physique et

morale capable d’effacer leurs origines imparfaites.
Emblématique des idéaux républicains, matrice d’une francité qui se veut

universelle, cette utopie intégratrice est l’une des plus anciennes politiques

publiques en France. Elle revient de façon récurrente jusqu’aux crises

contemporaines, dans lesquelles elle porte une part de responsabilité.

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Lutter contre la pauvreté <span class="caps">II</span>La politique de l’autonomie
Lutter contre la pauvreté (II)

par Esther Duflo

Paru le : 7/01/2010.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

« Rendre aux pauvres la lutte contre la pauvreté. » Telle est aujourd’hui la devise de nombreux acteurs nationaux et internationaux, soucieux de responsabiliser les pauvres en leur donnant les moyens de l’autonomie. Mais, avant d’opter pour telle ou telle solution, il faut en mesurer l’efficacité. Le microcrédit est-il cette solution miracle grâce à laquelle le paysan misérable du Bangladesh pourra s’enrichir ? Les conseils de village, en Inde ou en Afrique, permettent-ils vraiment aux communautés de prendre leur destin en mains ?

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Lutter contre la pauvreté ILe développement humain
Lutter contre la pauvreté (I)

par Esther Duflo

Paru le : 7/01/2010.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Nul ne conteste que la santé et l’éducation constituent des priorités absolues. Mais la situation actuelle n’incite pas à l’optimisme : neuf millions d’enfants meurent chaque année avant l’âge de cinq ans de maladies que l’on sait guérir et, en Inde, la moitié des enfants scolarisés ne sait pas lire. Pour remédier à cet état de fait, Esther Duflo évalue localement et concrètement les programmes de lutte contre la pauvreté, à l’aide d’une méthode révolutionnaire : l’expérimentation aléatoire.

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La théorie spinozisteLa théorie spinoziste des rapports corps/esprit et ses usages actuels

sous la direction de Chantal Jaquet, Pascal Séverac & Ariel Suhamy

Parution : novembre 2009.
Hermann Éditeurs.

Dans le cadre des débats actuels autour de ce que l’on appelle "The mind and body problem", la conception spinoziste de l’unité du corps et de l’esprit est souvent invoquée comme un modèle et une référence, susceptibles d’éclairer l’approche théorique du problème et de fonder une nouvelle pratique scientifique. Contre l’erreur mémorable de Descartes, le neurobiologiste Antonio Damasio proclame ainsi que Spinoza avait raison.

Qu’en est-il exactement ? L’auteur de l’Éthique invite, semble-t-il, à mettre un terme aux querelles entre monistes et dualistes en proposant de penser l’esprit et le corps comme un seul et même individu concevable sous deux expressions physique et mentale.

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Le principe de préventionLe principe de prévention
Le culte de la santé et ses dérives.

par Patrick Peretti-Watel & Jean-Paul Moatti

Paru le : 5/11/2009.
Éditions du Seuil.
Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

La santé est devenue notre bien le plus précieux. Les recommandations qui saturent l’espace public viennent nous le rappeler quotidiennement : « Fumer tue », « évitez de grignoter entre les repas », « lavez-vous les mains fréquemment », etc. Car, pour faire reculer le plus possible la maladie et la mort, il faut traquer le risque partout où il existe. La prévention des excès alimentaires, du tabagisme, de la consommation d’alcool et de drogues s’efforce d’atteindre cet idéal de sécurité totale. Mais la « mise en risque » du monde ne va pas sans dysfonctionnements.

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La peur du déclassementLa peur du déclassement
Sociologie des récessions.

par Eric Maurin

Paru le : 8/10/2009.

Éditions du Seuil.

Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

Déclassement : le mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres et sous toutes les plumes. Mais, au-delà de son caractère incontournable, il recouvre deux réalités bien distinctes. La plus évidente a trait aux ruptures qui conduisent des individus à voir leur position se dégrader. La deuxième est encore plus décisive : c’est la peur du déclassement.

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L'autonomie des assistésL’autonomie des assistés
Sociologie des politiques d’insertion

par Nicolas Duvoux

Paru le : 02/09/2009
Éditions Puf
Collection "Lien social (le)"
Prix de recherche de l’Institut de France décerné par la Fondation Caritas.

Plus d’un Français sur deux pense que les allocataires du RMI sont responsables de leur situation : la paresse des individus et le manque de sévérité des contrôles sont ainsi souvent invoqués pour l’expliquer. Cet ouvrage prend le parti de déconstruire ce préjugé aujourd’hui fortement enraciné. Pour ce faire, il cherche à comprendre l’expérience vécue des personnes qui vivent au RMI et à qui les institutions de l’État social demandent d’être autonomes en élaborant un « projet » dans le cadre d’un « contrat » d’insertion.

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TerritoiresLe territoire des philosophes
Lieu et espace dans la pensée au XXè siècle

sous la direction de Thierry Paquot et Chris Younès
avec la participation de Philippe Simay.

Paru le : 04/06/2009.

Éditions La découverte.

L’espace, le lieu, le territoire, la ville, le paysage ne sont pas des sujets étudiés prioritairement par les philosophes contemporains, alors même que l’urbanisation représente dorénavant un phénomène planétaire. Pourtant certains les considèrent avec sérieux : qu’ils reviennent au topos ou à la khorâ des philosophes grecs, qu’ils discutent de l’apport des éthologues et autres naturalistes sur les processus de territorialisation propre à la faune et à la flore, qu’ils explorent le cyberspace, arpentent les réseaux télécommunicationnels ou errent dans les mégapoles et banlieues des villes plus ou moins hospitalières, ils nous aident à penser le devenir urbain de l’être.

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BaudelotL’élitisme républicain
L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales.

par Christian Baudelot & Roger Establet

Paru le : 12/03/2009.

Éditions du Seuil.

Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Ivan Jablonka :
La République des idées

De quoi souffre l’école en France ? D’abord et avant tout de son élitisme : une culture du classement et de l’élimination précoce, doublée d’une grande tolérance aux inégalités et à leur reproduction. Tel est l’enseignement qui ressort des comparaisons internationales développées dans ce livre.

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Rue DescartesDroit de cité

coordonné par Philippe Simay

Paru le : 18/02/2009.

Revue Descartes n°63

Collège international de philosophie

Presses Universitaires de France.

Collection « Rue Descartes ».


ElsterDésintéressement. Traité critique de l’homme économique, I.

par Jon Elster

Paru le : 15/01/2009.

Éditions du Seuil.

Collection dirigée par Pierre Rosanvallon : Les Livres du nouveau monde.

La science économique n’a de cesse de nous montrer l’homme comme un agent dont les choix traduiraient la poursuite rationnelle de son intérêt.

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Jeunesse obligeJeunesse oblige. Histoire des jeunes en France XIXe-XXIe.

par Ludivine Bantigny et Ivan Jablonka

Paru le : 7/01/2009.

Presses Universitaires de France.

Collection : « Noeud gordien (le) ».

L’actualité fait des jeunes un objet de débat, d’admiration ou d’angoisse. Une multitude de figures viennent s’intercaler entre le modèle du « jeune écrivain » et le contre-modèle du « jeune de cité ». Mais ces images sont des constructions dont les fondements plongent loin dans le passé. Elles contribuent à gommer la profonde diversité sociale de la jeunesse et escamotent les tensions qui existent en son sein.

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Les stratégies absurdes Les stratégies absurdes
Comment faire pire en croyant faire mieux

par Maya Beauvallet

Parution le : 8/01/2009.

Editions du Seuil.

Un club de football met à l’amende un de ses joueurs au motif qu’il rend trop souvent la balle à l’adversaire. Résultat : il ne la passe plus à personne.

Un patron décide d’organiser une compétition permanente entre ses salariés. Résultat : une partie d’entre eux commencent à saboter le travail de leurs collègues.

Constatant que certains patients victimes de graves complications cardiaques décèdent régulièrement au bloc opératoire, une clinique fixe un quota maximal de « pertes » à ses chirurgiens. Résultat : lorsqu’ils approchent du chiffre fatidique, les chirurgiens refusent d’opérer.

Une école décide de sanctionner financièrement les parents dont les enfants arrivent en retard le matin. Résultat : le nombre des retardataires se multiplie...

Le point de départ de ces histoires est presque toujours le même : la nouvelle idéologie managériale et ses méthodes, ses indicateurs de performance, ses dispositifs d’incitation et de sanction. Maya Beauvallet en propose ici à la fois le bêtisier le plus insolite et l’analyse la plus sérieuse.


La régulation des pauvresLa régulation par les pauvres

par Serge Paugam et Nicolas Duvoux

Paru le : 1/11/2008.

Presses Universitaires de France.

Collection : « Quadrige »

La sociologie fait la chasse aux mythes en expliquant sur quoi ils reposent et l’étude du traitement de la pauvreté n’échappe pas à cette règle. Ce livre se présente sous la forme d’un long entretien entre deux sociologues qui ont soutenu, à vingt ans d’intervalle, une thèse sur le thème de la pauvreté.

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La multitude libreLa multitude libre. Nouvelles lectures du Traité politique.

sous la dir. de Chantal Jacquet, Pascal Séverac & Ariel Suhamy

Paru le : 1/11/2008.

Éditions Amsterdam.

Collection : « Caute ! »

Relégué pendant longtemps à l’arrière-plan, au profit de l’Éthique et du Traité théologico-politique, le Traité politique est aujourd’hui au coeur des études spinozistes. Son originalité tient en particulier à l’apparition de l’énigmatique concept de "multitude libre", qui se substitue à la théorie du contrat et sert aujourd’hui de référence centrale à un certain nombre de penseurs contemporains, tel Antonio Negri ou Étienne Balibar.

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Spinoza par les bêtesSpinoza par les bêtes

par Ariel Suhamy & Alia Daval

Paru le : 15/10/2008.

Éditions Ollendorff & Desseins.

Collection : Le sens figuré

On se fait de Spinoza l’image d’un philosophe à perruque, avec son pesant appareil de théorèmes et de démonstrations. C’est négliger un autre pan essentiel de sa méthode : l’illustration. Cet ouvrage d’initiation s’appuie sur les seuls exemples animaliers qui parcourent une oeuvre plus pittoresque qu’on ne l’imagine.

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Pour en finir avec la pauvreté Pour en finir avec la pauvreté

Mesures, mécanismes et politiques

Revue Regards croisés sur l’économie

Contribution de Nicolas Duvoux.

Paru le : 1/10/2008.

Éditions La Découverte.

Les Français ont plus peur de devenir pauvres que leurs voisins européens, malgré une tendance prolongée à la réduction de la pauvreté depuis les années 1970. Est-ce à dire que cette tendance s’est arrêtée ? Que les statistiques mesurent mal la précarisation d’une partie croissante de la population française ?

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La nouvelle écologie politique La nouvelle écologie politique

Economie et développement humain

par Jean-Paul Fitoussi & Eloi Laurent

Paru le : 25/09/2008.

Éditions du Seuil.

Collection dirigée par Pierre Rosanvallon & Thierry Pech :
La République des idées

Le niveau de vie moyen de l’humanité a davantage augmenté entre 1990 et 2000 qu’entre l’an 1 de notre ère et 1820. Plusieurs milliards d’individus sont ainsi sortis de la misère ou sont sur le point de s’en extraire. Une nouvelle loi de Malthus semble cependant s’imposer : compte tenu de la fragilité des équilibres environnementaux, nous serions désormais trop nombreux à être trop riches et bien portants.

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Homérique AmériqueHomérique Amérique

par Sylvie Laurent

Paru le : 18/09/2008.

Éditions du Seuil.

À la manière de la Grèce antique, l’Amérique ne cesse de se raconter sa propre histoire. Au cinéma, à la télévision, dans les romans populaires ou les magazines, elle écrit chaque jour sa légende et relit avec passion ses gloires et ses épreuves, ses croyances et ses doutes. Pourtant, sa mémoire est souvent cruelle.

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La légitimité démocratique La légitimité démocratique

Impartialité, reflexivité, proximité

par Pierre Rosanvallon

Paru le : 11/09/2008.

Éditions du Seuil.

Collection : Les Livres du Nouveau Monde.

Le peuple est la source de tout pouvoir démocratique. Mais l’élection ne garantit pas qu’un gouvernement soit au service de l’intérêt général, ni qu’il y reste. Le verdict des urnes ne peut donc être le seul étalon de la légitimité. Les citoyens en ont de plus en plus fortement conscience.

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Le choc des métropolesLe choc des métropoles - Simmel, Kracauer, Benjamin

sous la dir. de Stéphane Füzesséry & Philippe Simay.

Paru le : 11/09/2008

Editions de l’Eclat

Collection : philosophie imaginaire

Quelle fut, au début du XXe siècle, l’expérience commune de la Grande Ville en Europe ? Qu’éprouva-t-on à Berlin ou à Paris, face à l’accumulation des personnes, à la mobilité des masses, à l’accélération et l’intensification des circulations, à l’emprise toujours croissante des nouvelles textures du fer, du verre et du bitume, à la mécanisation et à l’électrification des réseaux techniques ? Et comment, à travers le filtre de ces expériences nouvelles, la modernisation tout entière fut-elle ressentie ?

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Principes du droit de la guerreJean-Jacques Rousseau. Principes du droit de la guerre. Écrits sur la paix perpétuelle

Ce volume est une œuvre collective du Groupe Jean-Jacques Rousseau. Contribution de Florent Guénard.

Paru le : 1/09/2008

Librairie philosophique J. Vrin

Collection : Textes et Commentaires.

Parmi les projets de Rousseau figurait un ouvrage intitulé Principes du droit de la guerre. On a longtemps cru cet ouvrage perdu ou resté à l’état d’ébauches fragmentaires. Or un travail sur des manuscrits (jusqu’alors publiés séparément et dans le désordre) a permis de reconstituer un texte très abouti, qui est manifestement la première partie de cet ouvrage.

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Le salarié et l'entreprise dans le Japon contemporainLe salarié et l’entreprise dans le Japon contemporain

par Bernard Thomann.

Paru le : 1/09/2008

Editions Les Indes savantes

Collection : Asie XXI

Cette histoire du salarié japonais commence avec la « Révolution » Meiji du Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle, et se déroule jusqu’à la crise économique qui ébranle le Japon à partir des années 1990 et au début du XXIe siècle.

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Pour citer cet article :

, « La rédaction publie », La Vie des idées, 30 septembre 2008. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/La-redaction-publie.html

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